COMIC BOOK : Conan the Barbarian – The Mask of Acheron


Scénario de Stuart Moore – Dessins de Gabriel Guzman – Encrage de Jason Gorder, Mark McKenna et Andy Owens – Couleurs de Michelle Madsen
July 2011 – 68 pages
Éditeur : Dark Horse Comics (USA) - darkhorse.com

Ayant vu mourir son père, Conan parcourt les terres barbares de l’Âge hyborien à la recherche de son assassin. Cette vengeance est d’autant plus difficile à accomplir que ce dernier mène sa propre quête en vue de réunir les morceaux éparpillés du masque d’Acheron. Cet objet magique doit permettre au seigneur de la guerre Khalar Zym et à sa fille Marique de ressusciter leur femme et mère afin de devenir les maîtres d’Hyborée.


Adapter un film en bandes dessinées est toujours un travail délicat surtout lorsque long-métrage est lui-même l’adaptation d’une œuvre romanesque déjà déclinée en plusieurs centaines de comic books. C’est donc une mission pratiquement impossible qui est confiée à Stuart Moore, scénariste de
Namor : The First Mutant pour Marvel Comics, et Gabriel Guzman, dessinateur de Kull : The Hate Witch pour Dark Horse. Une mission d’autant plus improbable que le scénario du film qu’ils doivent adapter, cosigné par trois auteurs, manque singulièrement de cohérence. Un film qui, malgré la présence de quelques acteurs bien connus au générique, Jason Momoa de Stargate Atlantis dans le rôle de Conan, Stephen Lang le méchant d’Avatar dans celui de Khalar Zym, Ron Perlman en père de Conan, sans oublier Rachel Nichols de G.I.Joe dans le rôle de Tamara ou Rose McGowan échappée des films de Robert Rodriguez pour jouer celui de la cruelle Marique.


Expurgée des scènes d’action gore, de nudité gratuite et de toutes les longueurs du film,
Conan the Barbarian – The Mask of Acheron est le résumé extrême du long métrage, à tel point que certains des personnages les plus attachants du film de Marcus Nispel, comme Artus (Nonso Anozie), compagnon d’aventure de Conan, et le sympathique voleur Ela-Shan (Saïd Taghmaoui) n’apparaissent pas dans la version papier.
Une chose est certaine, malgré la qualité du dessin de Gabriel Guzman, cette version des aventures du héros de Robert E. Howard n’a rien d’indispensable et on peut lui préférer, sans aucun regret, les versions du personnage signées des grands anciens Roy Thomas, Barry Windsor Smith et John Buscema popularisées en leurs temps par les Éditions Lug et Aredit, ou encore la déclinaison actuelle qui en est faite par Dark Horse Comics avec la participation de créateurs de la trempe de Kurt Busiek et Cary Nord (Conan), Tim Truman et Tomás Giorello (Conan the Cimmerian) ou Roy Thomas et Mike Hawthorne (Conan : Road of Kings).

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