BD : Valérian par... tome 1 - L’Armure du Jakolass


Scénario et dessins de Manu Larcenet - Couleurs de Jeff Pourquié
Octobre 2011 – 54 pages
Dargaud - dargaud.com

Au coin d’une rue, après une soirée bien arrosée, René et son ami Jean-Pierre font une étrange rencontre. Un certain Monsieur Albert, escorté par un insolite trio de créatures non-humaines dotées d’une trompe et d’ailes de chauve-souris, s’adresse à René, pendant que Jean-Pierre s’enfuit à toutes jambes. Il l’appelle d’un nom bizarre : « Monsieur Valérian », et lui explique qu’il doit l’accompagner pour reprendre sa mission d’agent spatio-temporel.


Premier opus d’une nouvelle collection baptisée « Valérian par… », cet album est dans la droite ligne de la politique éditoriale des Éditions Dargaud qui cherchent par divers moyens à préserver leurs poules aux œufs d’or. C’est ainsi que les aventures de
XIII de Jean Van Hamme et William Vance qui ont trouvé une très honorable conclusion, en 2007, après dix-neuf albums, se sont poursuivies sous une forme différente avec la collection XIII Mystery et reviennent sur le devant de la scène avec un vingtième ouvrage confié à une nouvelle équipe créative.


Fort heureusement, quelles que soient les motivations de son éditeur, Manu Larcenet ne tente nullement de copier ou d’imiter Jean-Claude Mézières, ni de rivaliser avec la narration de Pierre Christin, pour concevoir et réaliser cette aventure spatio-temporelle tout à la fois iconoclaste et respectueuse de l’univers de Valérian et Laureline. Ainsi, même s’il plonge son personnage de René Pérouillaud au cœur des espaces intergalactiques, Larcenet se contente de faire du Larcenet et c’est très bien ainsi. Son histoire commence donc tout naturellement dans ce bar bien connu des fans de Larcenet, Chez Francisque, et son héros, René, prend rapidement de sérieuses allures de Bill Baroud. Présent à chaque page, l’humour n’empêche pas le dessinateur de
Retour à la terre de traiter avec un certain respect Monsieur Albert, les Shingouz et bien évidemment la charmante Laureline, même s’il leur impose un vaisseau spatio-temporel bien plus rustique qu’à l’habitude.
La rencontre improbable des univers de Manu Larcenet et du duo Christin-Mézières s’avère surprenante et rafraîchissante. Même si cette aventure de Valérian ne fera jamais partie du Canon de la série, elle n’est ni parodique, ni irrespectueuse, mais pleine d’un humour bon enfant à la limite d’une douce nostalgie pour une époque révolue, celle où les agents spatio-temporels de Galaxity parcouraient le temps et l’espace.
 

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