Scénario
de Greg Berlanti, Michael Green, Marc Guggenheim et Michael Goldenberg – d’après
le comic book de John Broome et Gil Kane (DC Comics) – réalisation de Martin
Campbell
Sortie
en salles : 17 juin 2011 (USA) et 10 août 2011 (France)
De Line
Pictures et Warner Bros. Pictures
Véritable
tête brûlée, Hal Jordan est certainement le meilleur des pilotes d’essai de la
société Ferris Aircraft. Il est tellement doué qu’il parvient à mettre à mal le
tout dernier modèle de drone de combat que son patron voulait vendre à l’armée
américaine. Viré pour cet acte irresponsable, Jordan est littéralement kidnappé
par une bulle d’énergie verte qui l’emporte auprès d’un extraterrestre
grièvement blessé. Ce dernier se nomme Abin Sur et, avant de mourir, il lui
confie un étrange anneau couleur émeraude et d’énormes responsabilités.
Alors
que Marvel Comics développe à tour de bras des projets cinématographiques
inspirés de ses plus grands super-héros (Blade, X-Men, Spider-Man, Daredevil,
Hulk, Punisher, Elektra, Fantastic Four, Ghost Rider, Iron Man, Thor, Captain
America, Avengers, …), DC Comics et sa maison-mère Warner Bros. ont bien du mal
à adapter d’autres super-justiciers que leurs éternelles icônes que sont
Superman et Batman. Ainsi, Catwoman n’a certainement pas connu l’adaptation que
ce piquant personnage méritait, quant aux Watchmen, ils n’appartiennent pas à
l’univers DC traditionnel, pas plus que les Constantine, Jonah Hex ou Losers
qui furent également portés à l’écran.
Green
Lantern, quant à lui, est un des piliers de l’univers DC Comics. Il a été créé,
en 1959, par le scénariste John Broome et le dessinateur Gil Kane, qui
s’inspirèrent d’une incarnation encore plus ancienne du personnage, modernisant
le concept original imaginé, en 1940, par Bill Finger (scénariste du Batman de
Bob Kane) et Martin Nodell. Le Green Lantern des années 60 est totalement
intégré à l’univers DC puisqu’il fait partie des membres fondateurs de la
Justice League of America (avec Superman, Batman, Wonder Woman, Flash, Aquaman
et Martian Manhunter).
Malgré
une certaine fidélité à l’œuvre originale, Green
Lantern manque singulièrement d’âme. Cela est certainement dû à la
surenchère d’effets spéciaux, pour la plupart réussis, qui permettent de
retrouver les plus exotiques des membres du Green Lantern Corps, à commencer
par l’imposant Kilowog (doté dans la version originale de la voix de stentor de
Michael Clarke Duncan, le Caïd du Daredevil
de Mark Steven Johnson), l’énigmatique Tomar-Re et les sages Gardiens de
l’Univers.
Scénarisé
à huit mains par des auteurs aux cursus variés (sous la supervision de Geoff
Johns, coproducteur de ce long-métrage et scribe des aventures de Green Lantern
depuis 2004), le film réécrit les origines du super-héros d’émeraude en lui
faisant affronter un de ses adversaires des origines en la personne d’Hector
Hammond (ce personnage a été créé en 1961 par le duo Broome-Kane et il est
interprété à l’écran par Peter Sarsgaard) et une menace beaucoup plus récente,
l’entité maléfique appelée Parallax (créée en 1994 par Ron Marz et Darryl
Banks, et développée en 2004 par Geoff Johns et Ethan Van Sciver).
Le
spectacle est cependant au rendez-vous, mais il manque, aux éditions
DVD Vidéo et Blu-ray de ce film de pur divertissement, les indispensables
commentaires audio qui font le plaisir de tout cinéphile.




Commentaires
Enregistrer un commentaire