Scénario
et adaptation de Corbeyran – D’après le roman de Bernard Werber – Dessins de Pierre
Taranzano – Couleurs de Ruby
Octobre
2011 – 56 pages
Éditions
Drugstore - glenat.com
L’exploration
humaine ne connaît guère de limites. L’espace, les fonds sous-marins, les
moindres recoins de la planète Terre sont visités, étudiés catalogués, il n’y a
que la mort qui semble constituer l’ultime et infranchissable frontière que nul
chercheur ne put traverser. Pourtant, Michael Pinson et Raoul Razorbak, deux
hardis scientifiques sont prêts à tout pour explorer cette terra incognita, ce
monde inconnu, qui pourrait exister après la vie, si l’on en croit les
témoignages de personnes ayant vécu une expérience de mort imminente.
Ce
n’est pas la première fois qu’Éric Corbeyran (Le Chant des Stryges), l’un des grands scénaristes de la bande
dessinée française actuelle, adapte en cases et en bulles un roman à succès. Ainsi,
en 2010-2011, avec la participation du dessinateur Espé (Château Bordeaux), il a adapté, pour les Éditions Casterman, Sept jours pour une éternité… de Marc
Lévy. Ce n’est pas non plus la première fois qu’une œuvre de Bernard Werber est
adaptée en bandes dessinées puisque son premier roman, Les Fourmis, a été mis en images par Patrice Serres, en 1994, pour
la collection L’ Écho des Savanes des Éditions Albin Michel. Mais, c’est la toute
première fois que les noms de ces deux auteurs de best-sellers sont réunis sur
une même couverture.
L’adaptation
de Corbeyran reprend, grosso modo, le découpage du roman de Bernard Werber qui,
rappelons-le au passage fut édité en 1994 par Albin Michel et constitue le
premier volume du Cycle des Anges. Celui-ci est divisé en trois parties qui se
transforment tout naturellement en trois albums. Fidèle au matériel d’origine,
Corbeyran conserve les extraits de la thèse « La Mort cette
inconnue » de Francis Razorbak qui s’intercalent entre les différents
chapitres du roman de Werber. Tandis que, pour sa part, d’un trait clair, mais
qui manque parfois d’assurance, Pierre Taranzano (Les Portes de Shamballah) donne enfin un visage à Michael Pinson, à
Raoul Razorbak, à Amandine Ballus, au Président Lucinder et à Félix le premier
thanatonaute à avoir franchi le mur comatique.
Arrivé
au moment de conclure, on ne peut que constater que la rencontre d’un bon
roman, d’un excellent scénariste et d’un dessinateur motivé ne donne pas
forcément un album d’exception. Il reste encore deux tomes à venir (et,
éventuellement les deux autres romans du Cycle des Anges) pour se forger un
avis définitif sur cette adaptation.
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