Scénario
de Jim Simon et Jean Depelley – Dessins et couleurs de Reed Man – Encrage de
Jean-Marie Arnon (pages 23 à 44)
Éditeur :
Organic Comix – Collection Kargo Cult
Quatre
surfeurs, Jess, Lena, Benjy et Jenny, débarquent sur une plage isolée qui
abrita, il y a bien longtemps, une base militaire top secrète, le Camp Hero, et
découvrent une salle secrète qui abrite d’étranges boucliers. En les touchant, les
quatre jeunes deviennent les nouvelles incarnations des Protecteurs du
ShieldWorld, un monde parallèle, sous les noms de ShieldMaster, Stealth Shield,
Navigator Shield et Warrior Shield. Ils vont devoir défendre notre monde des
attaques d’Annihilatron, le terrifiant dictateur du ShieldWorld.
Concocté
par la fine équipe d’Organic Comix, ce comics à la française ne peut certes pas
rivaliser avec les meilleurs titres américains, mais il déborde de dynamisme et
de franche nostalgie. En effet, le dessin de Reed Man n’est pas sans rappeler
celui de Jack Kirby (1917-1994), le King des comics qui officia, de 1936 à
1994, chez les plus grands éditeurs de bandes dessinées américains, créant de
véritables univers et des héros immortels tels que The Eternals chez Marvel ou The
New Gods chez DC Comics, après avoir participé à la création de ces véritables
icônes du monde des comics que sont Captain
America (avec Joe Simon) ou Thor
(avec Stan Lee). Certes, le trait de Reed Man n’a pas la puissance de son
illustre modèle, mais il ne manque ni d’énergie, ni d’un enthousiasme réellement
communicatif. Reed Man est également à l’origine de la renaissance du mythique magazine
Strange.
Même
si ShieldMaster est une production
française, Organic Comix est basé à Belmont-de-la-Loire, dans la Loire, son
héros a cependant des origines américaines puisqu’il est né de l’imagination de
Jim Simon et qu’il est dans la droite ligne d’un personnage créé par Joe Simon
(1913-2011, père de Jim) et Jack Kirby : The Shield. Les deux super-héros arborent un même visage masqué et
un costume portant haut les couleurs bleu-blanc-touge du drapeau américain.
Quant au bouclier triangulaire qui sert d’arme au ShieldMaster, il n’est pas sans rappeler celui du Captain America des origines, dans les
années 40, lorsqu’il était animé par le duo Simon et Kirby.
On
peut ne pas se laisser prendre par l’histoire un brin naïve de ce premier tome
des aventures du ShieldMaster, qui
n‘est pas sans rappeler le scénario de certains comics des sixties, mais tout
amateur de super-héros appréciera forcément les pin-up pages signées Tom Scioli
(le dessinateur de Gødland et d’American Barbarian) et Joe Simon
himself.
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