COMIC BOOK : Demon Knights n°1


Scénario de Paul Cornell – Dessins de Diogenes Neves – Encrage d’Oclair Albert – Couleurs de Marcelo Maiolo – Couverture de Tony S. Daniel - Couleurs de couverture de Tomeu Morey
November 2011 – 20 pages
Éditeur : DC Comics - dccomics.com

Quatre cents ans après la chute de Camelot, les hordes barbares de Questing Queen envahissent le pays semant terreur et mort sur leur passage. Elles n’ont cependant pas encore atteint le petit village où Jason Blood et Madame Xanadu souhaitent faire étape de la manière la plus discrète et la plus pacifique qui soit. Ce ne sera bien évidemment pas le cas puisque la seule auberge des lieux accueille déjà quelques individus hauts en couleurs. Il y a ce barbare de Vandal Savage que nos héros ont croisé quatre-vingt-dix ans plus tôt. Il y a aussi ce jeune chevalier en armure dorée qui porte le nom de Sir Ystin the Shining Knight. Il y a également cet étranger, un certain Al Jabr, qui ne veut pas que l’aubergiste lui serve de bière, alors qu’une femme, se faisant appeler Exoristos, en réclame à corps et à cris. Et enfin, il y a les éclaireurs de la Questing Queen qui passent à l’attaque !


Le comic book
Demon Knights fait partie de la vague de revitalisation de ses titres impulsée par DC Comics en septembre 2011. Sous le logo générique The New 52, la compagnie américaine tente de donner un coup de jeune à sa production pléthorique en renumérotant chacun de ses comics à partir du nº 1, y compris les piliers que sont Superman, Batman ou Wonder Woman, et en lançant quelques nouvelles séries telles que Batwing ou Demon Knights.
Ce dernier titre est particulièrement intéressant, car il ne se situe ni dans l’époque contemporaine qui reste le domaine de prédilection des Batman et Superman, ni dans le futur qui constitue le fief de la Legion of Super-Heroes, mais dans un Moyen-Age de pure fantasy où tout est possible.
Scénariste de Demon Knights, Paul Cornell est loin d’être un inconnu puisque ce scénariste anglais a signé quelques aventures du Doctor Who (version série TV et comics). Il a également eu l’occasion de travailler pour le mensuel Judge Dredd Megazine (Pan-African Judges), pour Marvel Comics (Captain Britain and MI:13) et, depuis 2010, pour DC Comics (Knight & Squire).


Pour
Demon Knights, Cornell bat le rappel de tous les héros de la firme new-yorkaise ayant fréquenté la période moyenâgeuse. C’est ainsi que l’on retrouve tout naturellement, en tête de distribution, Jason Blood alias Etrigan, un Démon invoqué par Merlin (et accessoirement un personnage créé par Jack « The King » Kirby, en 1972) ; Madame Xanadu, la jeune sœur de la fée Morgana et de Vivienne la Dame du Lac ; Vandal Savage, une brute immortelle née à l’aube de l’Humanité ; et Shining Knight, dont l’armure dorée de chevalier dissimule le secret de sa féminité. À ces quatre personnages déjà connus des fans des DC Comics, Cornell ajoute un trio de sa création avec The Horsewoman, une farouche guerrière qui semble ne faire qu’une avec sa monture ; Al Jabr, un aventurier venu du Moyen-Orient ; et, Exoristos, une femme forte qui pourrait être liée au peuple des Amazones. Ce faisant, Paul Cornell compose une version très personnelle des Sept Mercenaires, s’intéressant de près aux caractères parfois ambigus de ses personnages et à leurs relations souvent explosives, même face à un ennemi commun.
Mêlant action, humour décalé et jeu de références, Paul Cornell, superbement épaulé par le graphisme très européen du Brésilien Diogenes Neves (dessinateur d’une fort jolie version de Green Arrow en 2010), est en train de créer une série médiévale fantastique capable de rivaliser avec l’univers du Trône de fer de George R.R. Martin.
 

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