FILM : Ghost Rider, l’Esprit de Vengeance


Scénario de Scott M. Gimple, Seth Hoffman et David S. Goyer – d’après le comic book de Marvel Comics – réalisation de Neveldine/Taylor
Sortie en salles : 17 février 2012 (USA) et 15 février 2012 (France)
Hyde Park Entertainment, Imagenation Abu Dhabi et Columbia Pictures

Réfugié en Roumanie, où il tente d’échapper à la malédiction qui le frappe depuis qu’il a signé un pacte avec le Diable, Johnny Blaze alias le Ghost Rider reçoit une visite inattendue. Un homme nommé Moreau, qui dit être prêtre, lui demande de l’aider à empêcher le Diable de s’emparer de Danny, un enfant destiné à devenir son véhicule sur Terre. En échange de cette mission, Moreau affirme être capable de délivrer Blaze du Ghost Rider.


Ce deuxième opus des aventures cinématographiques du Ghost Rider est pour le moins étrange. Il ne s’agit pas d’une suite directe au Ghost Rider réalisé par Mark Steven Johnson en 2007 et ce n’est pas un complet reboot à l’image de celui que connaît Spider-Man actuellement ou qu’a déjà connu Batman sous la férule de Christopher Nolan. Ghost Rider, l’Esprit de Vengeance se situe à la lisière entre suite et reboot puisque l’on retrouve bien Nicolas Cage dans le rôle du Ghost Rider, mais une partie des origines et du caractère du personnage ont été revus et corrigés.
Le scénario écrit à six mains à partir d’un premier jet signé David S. Goyer (Blade) s’inspire bien évidemment du Ghost Rider original créé les scénaristes Gary Friedrich, Roy Thomas et le dessinateur Mike Ploog dans les pages de Marvel Spotlight, en 1972, et sa liaison dangereuse avec le démon Zarathos. Mais il intègre également des éléments tirés d’une autre version du Ghost Rider développée par Howard Mackie et Javier Saltares, dans les années 1990, lui empruntant ainsi le personnage de Blackout, doté d’un peu ragoûtant pouvoir de putréfaction, qui est loin d’égaler les antagonistes du premier film.


Fidèle au poste Nicolas Cage n’hésite pas à en faire des tonnes en Johnny Blaze et sous le crâne enflammé du Ghost Rider. À ses côtés, Idris Elba est nettement plus convaincant dans le rôle de Moreau, prêtre-motard, que dans celui du dieu nordique Heimdall dans Thor, tandis que Ciaran Hinds n’a pas à se forcer pour jouer les méchants, même si, en tant qu’incarnation humaine du Diable, il manque sérieusement de pouvoirs (et ne peut rivaliser avec le Méphistophélès du premier film). Avec ou sans son maquillage de Blackout, Johnny Whitworth s’impose doucement au fil du film comme le véritable méchant. Et le seul capable d’affronter le Rider au corps à corps. Fergus Riordan dans le rôle de Danny et Violante Placido dans celui de sa mère viennent compléter la distribution de Ghost Rider, l’Esprit de Vengeance.
Même si le duo de réalisateurs Neveldine/Taylor apporte son punch et son humour un brin déjanté à l’entreprise, Ghost Rider, l’Esprit de Vengeance ne parvient pas à convaincre. La qualité des effets spéciaux, des cascades, de la mise en scène et du montage font qu’il est difficile de qualifier ce film de nanar, mais il s’agit indéniable d’un ratage de plus en matière d’adaptation de comic books sur grand écran.
 
 

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