BD : 42 Agents Intergalactiques tome 5 : Cal’Han 2/2


Scénario de Jean-Luc Cano – Dessins et couleurs de GeyseR
Janvier 2012 – 48 pages
Éditeur : Soleil Productions - soleilprod.com

Faisant désormais partie des rares élus qui composent la caste des Agents Intergalactiques, Cal’Han est envoyé pour une mission d’importance à Sienda-Rahim, l’un des deux derniers systèmes n’ayant pas encore intégré, de gré ou de force, le Pluriconsulat. Il doit accompagner et protéger Enëa Tsa’yik, la diplomate chargée de faire signer, aux neuf planètes de Sienda-Rahim, le traité d’entrée dans le Pluriconsulat avant que les derniers éléments de la Légion Pourpre ne tentent de les intégrer par la force.


Après un premier tome entièrement consacré à la genèse de Cal’Han, orphelin, Légionnaire Pourpre et enfin l’un des 42 Agents Intergalactiques, Jean-Luc Cano et Geyser nous invitent à suivre son ultime mission qui va le mettre à nouveau face à ses anciens compagnons d’armes, mais aussi face à des choix qui le conduiront à devoir faire l’ultime sacrifice. Située dans l’univers de Tessa, Agent Intergalactique, cette histoire de Cal’Han respecte bien évidemment tous les codes du genre qu’est le space opera et les contraintes de cette catégorie spéciale qu’est le spin-off. Elle nous entraîne ainsi au cœur de batailles interplanétaires dans les systèmes cartographiés par Nicolas Mitric et Louis dans l’œuvre d’origine.
Loin de plagier les albums déjà parus (cinq aventures de Tessa et trois épisodes de 42 Agents Intergalactiques), Jean-Luc Cano conçoit, avec le diptyque « Cal’Han », un récit plus sombre et plus introspectif. Avec une maîtrise parfaite, il nous fait suivre la quête de vérité qui guide Cal’han pour ce qui se révèle être sa dernière mission pour le Pluriconsulat. Il lui suffit également de deux albums pour rendre ce personnage attachant, en grande partie grâce aux contradictions qui ont forgé sa destinée d’Agent Intergalactique.


Côté graphisme, Geyser, connu pour son travail sur la série Omnopolis (Bamboo), réussit à rendre expressifs les plus monstrueux des membres de la Légion Pourpre, ce qui ne l’empêche nullement de faire percevoir, à travers son dessin, toute la fragilité du personnage d’Enëa Tsa’yik. Aidé par les nouveaux outils graphiques, il ajoute quelques effets spéciaux à ses dessins qui se révèlent du meilleur aloi pour une BD de science-fiction.
Les deux tomes de « Cal’Han » constituent l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur, des spin-offs de Tessa, et s’ils laissent un goût amer, c’est parce que l’on regrette de ne pas avoir la chance de suivre d’autres aventures de ce très intéressant Agent Intergalactique.

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