Juillet 2012 – 48 pages
Éditeur : Éditions Paquet, collection Cockpit – paquet.li/bd/
Même s’il a miraculeusement échappé à la mort lors du crash de son Messerschmitt Me 262, Nikolaus Wedekind a été sérieusement blessé et, du fait de graves brûlures, est inapte au combat. Profitant de cette convalescence forcée dans la capitale du IIIe Reich en ruines, bombardée jour et nuit par les forces aériennes anglo-américaines, il visite les lieux où son défunt frère, a séjourné, bien décidé à en apprendre plus sur l’as de la Luftwaffe qu’était Johannes Wedekind, avant qu’il ne passe un pacte avec Satan.
En offrant le rôle principal de sa série à un jeune pilote allemand, Philippe Pinard s’éloigne radicalement des modèles classiques de la bande dessinée d’aviation que pouvaient être les Buck Danny (de Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon, Éditions Dupuis en 1948), Dan Cooper (d’Albert Weinberg, Le Lombard en 1954) et Tanguy et Laverdure (de Charlier et Albert Uderzo, Éditions Dargaud en 1961). Il se démarque également de l’Enemy Ace (de Robert Kanigher et Joe Kubert, DC Comics en 1965), lequel s’attache au destin d’un as de la Première Guerre mondiale, tandis que Ciel en ruine suit les premiers pas d’un bleu au cœur empli de doutes quant aux combats qu’il doit mener. L’ajout d’une dose de fantastique n’a rien de totalement innovant pour qui a eu l’occasion de lire quelques aventures de The Haunted Tank (de Kanigher et Russ Heath, DC Comics en 1961), mais le choix du très germanique pacte avec Méphistophélès et son intégration totale à la narration se révèle des plus judicieux.
Histoire sans héros, Ciel en ruine déjoue les codes de la bande dessinée d’aviation classique et entraîne ses lecteurs dans une ambiance de fin du monde, celle du IIIe Reich et de l’Allemagne nazie, avec un réel respect du récit historique agrémenté d’un soupçon de fantastique.
Olivier Dauger était en dédicace le samedi 3 novembre 2012 à la librairie Mollat à Bordeaux.




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