Scénario
de Leah Moore et John Reppion – d’après les personnages créés par Sir Arthur
Conan Doyle – Dessins de Matt Triano – Couleurs de Brennan Wagner
Éditeur :
Dynamite Entertainment (USA) - dynamite.com
Après
avoir résolu une nouvelle affaire, sur les docks de Liverpool, Sherlock Holmes et
son fidèle compagnon, le docteur John Watson, sont invités à dîner par un vieil
ami de ce dernier. Un étrange événement survient pendant le repas qui entraîne
le célèbre détective sur les traces d’une mystérieuse créature qui, en pleine
nuit, grimpe le long des murs et dont les yeux rouges brillent au cœur de la
nuit.
Petit
éditeur dynamique, Dynamite Comics ne dispose pas d’un catalogue de super-héros
capable de rivaliser avec Marvel Comics ou DC Comics. Afin de compenser ce
handicap, Dynamite donne une nouvelle jeunesse à des héros de la littérature
tombés dans le domaine public. Ce fut le cas, en 2009, avec le Dracula de Bram
Stoker (mis en images par Colton Worley), l’Alice aux pays des merveilles de
Lewis Carroll (illustrée par Erica Awano) et le Sherlock Holmes de Sir Arthur
Conan Doyle (dessiné par Aaron Campbell). Outre le logo Dynamite figurant sur
la couverture de ces comic books, on pouvait également y retrouver les noms des
mêmes scénaristes : Leah Moore et John Reppion. En reprenant ces
personnages classiques, le duo a réussi à conserver l’esprit des œuvres
originales en les adaptant au format comic book. On retrouve bien évidemment
cette qualité d’écriture dans « The Liverpool Demon », cette nouvelle
enquête, totalement inédite, qui permet de visiter l’industrielle et portuaire
cité anglaise.
C’est
Matt Triano qui complète l’équipe créative de cette série limitée. Dessinateur
et encreur, on a déjà pu apercevoir son travail dans divers titres comme Grimm Fairy Tales : Myths & Legends
ou Grimm Fairy Tales présents Call of
Wonderland où il a pu démontrer tout son savoir-faire dans la mise en
images de personnages féminins marque de fabrique de l’éditeur Zenescope. Pour Sherlock Holmes : The Liverpool Demon,
il redonne vie à la Liverpool du 19e siècle jouant à la perfection
des ombres de la nuit et des lumières des lampadaires pour créer une atmosphère
de mystère digne du plus grand des détectives.
Cerise
sur le gâteau, Dynamite s’est offert les services de Francesco Francavilla, qui
a reçu l’Eisner Award 2012 du meilleur auteur de couverture, pour signer celle
de ce premier épisode des nouvelles aventures de Sherlock Holmes.
Sans
rivaliser avec les incarnations modernes d’Holmes et Watson dans les films de
Guy Ritchie ou la série télévisée modernisante de Mark Gatiss et Steven Moffat,
les locataires du 221B Baker Street vus par Moore, Reppion et Triano restent des plus
convaincants.




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