Scénario
de Dennis Hopeless – Dessins de Kev Walker – Couleurs de Frank Martin
Éditeur :
Marvel Comics (USA) - marvel.com
Seize
apprentis super-héros ont été enlevés en pleine nuit et c’est la voix d’Arcade
qui les réveille pour leur apprendre qu’ils sont les prisonniers de son nouveau
Murderworld. Toujours aussi fou et meurtrier, le super-assassin fixe les règles
d’un jeu mortel dont il a le secret : les jeunes super-héros vont devoir
s’entretuer pour son bon plaisir. Lorsque quelques têtes brûlées tentent de
mettre leur geôlier à terre, ce dernier fait usage de pouvoirs aussi
surprenants que meurtriers pour les ramener dans le droit chemin de leur sombre
destin.
En
découvrant la couverture de ce premier épisode Avengers Arena avec un logo totalement inspiré de celui du film
japonais Battle Royale, on n’est
nullement surpris par le thème de comic book. En effet, le scénario de cette toute
nouvelle série, paraissant sous le label Marvel NOW!, renvoie tout aussi bien au
livre-culte de Koushun Takami qu’à la trilogie romanesque Hunger Games de Suzanne Collins. En toute logique, le scénariste
Dennis Hopeless (Legion of Monsters
pour Marvel) convoque donc seize jeunes héritiers de l’univers Marvel pour les
mettre face à un choix simple : tuer ou être tué. On retrouve ainsi quelques-uns
des membres de l’Avengers Academy,
des Runaways et de la Jean Grey
School for Higher Learning qui doivent s’affronter dans ce jeu de la mort orchestré
par Arcade.
Beaucoup
trop marqué par l’empreinte (et les emprunts) de Battle Royale et Hunger Games,
le scénario de Dennis Hopeless a du mal à convaincre, même s’il fait le choix
de raconter l’histoire du point de vue d’Hazmat, l’une des moins puissantes des
participants forcés à ce jeu de massacre. Fort heureusement, Kev Walker, qui
fit ses débuts de dessinateur dans les pages de l’hebdomadaire britannique 2000 AD, apporte tout son talent à
l’aventure. Sous son crayon, Arcade est inquiétant à souhait et son apparition
au milieu de la lave rougeoyante (superbement mise en couleurs par Frank
Martin), à la planche 9 de ce premier épisode, restera comme l’une des
meilleures de ce personnage. Dave Johnson, bien connu pour les multiples
couvertures de 100 Bullets qu’il
a signées entre 1999 et 2009 – qui lui ont permis d’obtenir l’Eisner Award du
meilleur auteur de couverture en 2001, 2002, 2003 et 2004 – est, à la fois, bien
trop parlante et quelque peu mensongère pour un premier épisode puisqu’elle désigne
clairement, à la manière de Battle Royale,
deux des premières victimes du jeu macabre d’Arcade.
Au
final, c’est un sentiment mitigé qui domine à la lecture de cet Avengers Arena n°1. S’il n’y a rien à
redire au dessin de Kev Walker, le scénario de Dennis Hopeless manque singulièrement
d’originalité car il reste, pour l’instant, bien trop proche de celui de Battle Royale. Reste à savoir si le
scénariste de X-Men : Season One
saura innover dans les épisodes à venir.
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