COMIC BOOK : Avengers Arena n°1


Scénario de Dennis Hopeless – Dessins de Kev Walker – Couleurs de Frank Martin
February 2013 – 32 pages
Éditeur : Marvel Comics (USA) - marvel.com

Seize apprentis super-héros ont été enlevés en pleine nuit et c’est la voix d’Arcade qui les réveille pour leur apprendre qu’ils sont les prisonniers de son nouveau Murderworld. Toujours aussi fou et meurtrier, le super-assassin fixe les règles d’un jeu mortel dont il a le secret : les jeunes super-héros vont devoir s’entretuer pour son bon plaisir. Lorsque quelques têtes brûlées tentent de mettre leur geôlier à terre, ce dernier fait usage de pouvoirs aussi surprenants que meurtriers pour les ramener dans le droit chemin de leur sombre destin.


En découvrant la couverture de ce premier épisode
Avengers Arena avec un logo totalement inspiré de celui du film japonais Battle Royale, on n’est nullement surpris par le thème de comic book. En effet, le scénario de cette toute nouvelle série, paraissant sous le label Marvel NOW!, renvoie tout aussi bien au livre-culte de Koushun Takami qu’à la trilogie romanesque Hunger Games de Suzanne Collins. En toute logique, le scénariste Dennis Hopeless (Legion of Monsters pour Marvel) convoque donc seize jeunes héritiers de l’univers Marvel pour les mettre face à un choix simple : tuer ou être tué. On retrouve ainsi quelques-uns des membres de l’Avengers Academy, des Runaways et de la Jean Grey School for Higher Learning qui doivent s’affronter dans ce jeu de la mort orchestré par Arcade.


Beaucoup trop marqué par l’empreinte (et les emprunts) de
Battle Royale et Hunger Games, le scénario de Dennis Hopeless a du mal à convaincre, même s’il fait le choix de raconter l’histoire du point de vue d’Hazmat, l’une des moins puissantes des participants forcés à ce jeu de massacre. Fort heureusement, Kev Walker, qui fit ses débuts de dessinateur dans les pages de l’hebdomadaire britannique 2000 AD, apporte tout son talent à l’aventure. Sous son crayon, Arcade est inquiétant à souhait et son apparition au milieu de la lave rougeoyante (superbement mise en couleurs par Frank Martin), à la planche 9 de ce premier épisode, restera comme l’une des meilleures de ce personnage. Dave Johnson, bien connu pour les multiples couvertures de 100 Bullets qu’il a signées entre 1999 et 2009 – qui lui ont permis d’obtenir l’Eisner Award du meilleur auteur de couverture en 2001, 2002, 2003 et 2004 – est, à la fois, bien trop parlante et quelque peu mensongère pour un premier épisode puisqu’elle désigne clairement, à la manière de Battle Royale, deux des premières victimes du jeu macabre d’Arcade.
Au final, c’est un sentiment mitigé qui domine à la lecture de cet Avengers Arena n°1. S’il n’y a rien à redire au dessin de Kev Walker, le scénario de Dennis Hopeless manque singulièrement d’originalité car il reste, pour l’instant, bien trop proche de celui de Battle Royale. Reste à savoir si le scénariste de X-Men : Season One saura innover dans les épisodes à venir.
 

 

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