Scénario,
dessins et couleurs de Bruno Loth
Éditeur :
Libre d’Images - libredimages.fr
Alors
que le bruit des canons fascistes s’approche dangereusement de Barcelone, Sidi
et Luz décident d’emmener Ermo et les autres enfants loin du front, à la
campagne, dans ce petit village de Catalogne où habite leur ami Chico. Mais la guerre
civile ne connaît pas d’innocents et la mort frappe, injuste et insupportable
l’un des enfants qu’ils pensaient avoir mis à l’abri. Pendant ce temps, Durriti
et sa colonne marchent sur Madrid menacée par l’avancée franquiste.
On
peut remarquer qu’alors que Bruno Loth donnait le visage d’Ermo à la Guerre d’Espagne,
d’autres auteurs de bandes dessinées revisitaient cette période sombre de
l’Histoire. Ainsi, pas moins d’une dizaine de titres ont été publiés ou bien
réédités (notamment la trilogie No
Pasaran des aventures de Max Fridman, le héros de Vittorio Giardino), permettant
à certains de se livrer à une bénéfique introspection à l’image de Julio Ribera
(le dessinateur du Vagabond des Limbes
– né en 1927 en Espagne) avec Montserrat
– Souvenirs de la Guerre civile (Éditions Bamboo, 2004. Tandis que
d’autres, comme Andreas (le créateur de Rork)
dans Quintos (Dargaud, 2006),
s’intéressent, au destin de quelques volontaires étrangers plongés dans cette
guerre civile. Des brigades internationales que l’on retrouve également dans Mort à Madrid personnifiée par le
sympathique Alex, déjà aperçu dans le tome 5, Cargo pour Barcelone.
Avec
Mort à Madrid, Bruno Loth trouve la
conclusion idéale à son histoire de la Guerre d’Espagne, en arrêtant son récit
avant la victoire franquiste, et en laissant planer cet espoir d’une république
juste et populaire incarné par le dernier homme libre qu’était Durruti et par
un orphelin qui a définitivement perdu l’innocence de l’enfance, Ermo.
Si
la saga d’Ermo touche à son terme
avec ce sixième et dernier tome, Bruno Loth a encore des histoires à raconter et
il le fera avec le second tome d’Ouvrier
à paraître prochainement en co-édition avec La Boîte à bulles. Et, qui sait,
comme il n’a pas posé le mot Fin au bas de la dernière planche de Mort à Madrid, il reste tout à fait possible
que Bruno Loth revisite l’Espagne d’Ermo dans un futur plus ou moins proche.




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