Scénario
de Paul Jenkins – Dessins de Carlos Magno – Couleurs de Michael Garland
May
2013 – 32 pages
Éditeur :
Boom! Studios (USA) - boom-studios.com
Piégés
en un lieu qui leur est inconnu, par des êtres capables de contrecarrer leurs
pouvoirs, trente-deux super-héros et super-vilains doivent s’affronter dans des
duels mortels. Apex a été le premier à succomber, vaincu par Dragonfly. Et c’est
désormais un peu plus d’une dizaine de combattants qui est tombée au combat et
rien ne semble pouvoir arrêter ce processus fatal, même les vaines tentatives
de révolte des duellistes.
Bien
connu pour ses différents travaux chez DC Comics (Hellblazer) et Marvel (Inhumans
version 1998), Paul Jenkins s’offre un peu de liberté, loin des contraintes des
deux éditeurs majeurs, avec cette nouvelle série publiée par Boom! Studios, une
maison d’édition indépendante créée en 2005, dont la politique éditoriale est
un mélange de Dark Horse Comics et Dynamite Entertainment. Au premier abord, Deathmatch semble appartenir à la même
veine que les Battle Royale nippone
et Avengers Arena américaine puisque,
à la fin, il n’en restera qu’un. Jenkins ajoute, à cette trame presque
classique, un défi de taille : celui de concevoir toute une collection de
super-héros et de super-vilains dont certains n’apparaissent que dans le
premier épisode. Afin de donner plus de corps et d’âme à ses personnages, le
scénariste utilise, sans en abuser, les flash-back qui permettent d’en
apprendre un peu plus sur ses créations parfois éphémères. Poussant le processus
créatif au plus loin, Jenkins complète son récit par des fiches sur les
différents protagonistes avec leur identité secrète, leur origine, leurs
pouvoirs, leurs ennemis, leur affiliation et leur première apparition dans un
comic book totalement inventé.
C’est
Carlos Magno qui, après avoir travaillé sur Transformers :
Dark of the Moon Rising Storm pour IDW Publishing et la version 2011 de Planet of the Apes chez Boom!, se charge
de la création graphique de ces nouveaux jeux du cirque. Son trait réaliste apporte
une humanité supplémentaire à ces héros piégés qui ne semblent avoir que la
mort pour porte de sortie.
Comme
à l’habitude, Boom! Propose plusieurs couvertures pour attirer le lecteur
collectionneur. Ainsi, outre la couverture standard signée Whilce Portacio (Non Humans chez Image Comics), on peut
apprécier celle plus inquiétante de Reilly Brown (Scarlet Spider pour Marvel) ou la version Morgue de Jung-Geun Yoon
(également auteur des couvertures alternatives de Age of Ultron n°2 et Captain
America n°5).
Jenkins
et Magno livrent ici une série qu’on a l’impression d’avoir déjà vue une
dizaine de fois où des super-héros et des super-vilains s’affrontent dans des
combats inutiles. Mais, là où DC Comics et Marvel Comics prennent garde de ne
pas laisser le moindre personnage mordre la poussière définitivement, Jenkins
et Magno semblent bien décidés à rayer un après l’autre tous les noms des
protagonistes de ce Deathmatch.
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