Scénario
de Christos Gage – Dessins de Christian Zanier – Couleurs de Digikore Studios
Éditeur :
Avatar Press (USA) - avatarpress.com
Survivre
dans un monde envahi par les Crossed, ces êtres humains devenus encore plus
enragés que des bêtes fauves, relève presque du miracle. Lorsque Oliver se rend
compte que l’un de ces monstres sanguinaires semble avoir gardé une certaine
forme d’intelligence, il préfère taire cette découverte. Et, quand il se
retrouve face à ce colosse meurtrier, il lui offre de l’aider à débusquer les
autres survivants non infectés en échange de sa propre survie. Il noue ainsi
avec ce prédateur sans pitié une alliance contre-nature qui ne peut être
qu’éphémère.
Succédant
à Garth Ennis (The Boys chez Dynamite
Entertainment), Christos Gage réussit à conserver ce mélange parfois dérangeant
de sexe, d’amoralité et de gore qui est la marque de fabrique des divers chapitres
de Crossed avec une approche plus
sociologique. Scénariste de séries télévisées, New York, Unité Spéciale et NUMB3RS
notamment, Gage a déjà eu l’occasion de faire la preuve de ses capacités de
créateur et d’auteur de comic books. Il a ainsi eu l’occasion de travailler pour
DC Comics (Deadshot en 2005), Marvel
Comics (Union Jack en 2006-2007),
Dynamite Entertainment (The Man with No
Name: The Good, The Bad, and The Uglier en 2008) ou Avatar Press (Absolution en 2009). D’ailleurs,
parallèlement à ce cycle de quatre épisodes de Crossed : Badlands, il offre une suite à cette dernière série
avec Absolution : Rubicon.
Les
amateurs de zombies n’auront sans doute qu’un unique reproche à faire à
Christos Gage et à Christian Zanier. Il s’agit bien évidemment de l’étrange
ressemblance que l’on peut remarquer entre Smokey le Crossed et Big Daddy du
film Land of the Dead. Cependant, si
l’on observe attentivement les deux œuvres, c’est plutôt un hommage rendu à
George A. Romero qu’un banal plagiat.
Crossed : Badlands est une série réservée à un public averti, mais elle
vaut incontestablement le détour, surtout lorsque Garth Ennis en reprend les commandes,
ou bien quand un scénariste tel que Christos Gage, ici brillamment épaulé par
le dessinateur Christian Zanier, y apporte sa touche personnelle.





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