Scénario
de Jean-Yves Ferri – d’après les personnages créés par René Goscinny et Albert
Uderzo – Dessins de Didier Conrad – Couleurs de Thierry Mébarki, Murielle Leroi
et Raphaël Delerue
Octobre
2013 – 48 pages
Éditions
Albert René (une filiale d’Hachette), collection Astérix – asterix.com
Pour
ceux qui n’auraient pas lu la presse, ni écouté la radio, ni regardé la
télévision, cette trente-cinquième aventure d’Astérix et Obélix est la première
qui n’est pas écrite ou dessinée par l’un des deux créateurs de cette série
gauloise en diable issue de l’imagination débordante de René Goscinny
(1926-1977) et de la gouaille graphique d’Albert Uderzo (né en 1927).
Épisode
test pour les deux artistes élus pour succéder à l’indissociable duo
Goscinny-Uderzo, cet Astérix chez les
Pictes est un véritable exercice de style qui permet à Jean-Yves Ferri (De Gaulle à la plage aux Éditions
Dargaud, 2007) et à Didier Conrad (Bob
Marone chez Glénat, 1984) de faire la preuve de leur extrême fidélité
envers l’œuvre originale. On retrouve ainsi tous les ingrédients qui firent et
font encore le succès des aventures d’Astérix : le village gaulois, ses
habitants folkloriques et inimitables, des pirates malchanceux, des Romains en
quête de conquête, le banquet final… Les jeux de mots qui participèrent aux
meilleurs récits de Goscinny et Uderzo reviennent en force et à bon escient. Et
on remarquera que les femmes du village, sans s’imposer encore dans les
premiers rôles de cette aventure, apparaissent bien plus souvent qu’à
l’habitude.
Sous
une couverture cosignée Uderzo et Conrad, qui n’est pas sans rappeler le classicisme
de celle du Cadeau de César, on découvre
une œuvre de transition où Ferri et Conrad restent dans les traces de leurs
impressionnants aînés. La lecture d’Astérix
chez les Pictes n’engendre aucune déception et laisse entrevoir de grands
espoirs pour l’avenir des plus célèbres des héros gaulois.




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