Scénario
de Victor Gischler – d’après le personnage créé par Walter B. Gibson – Dessins
de Aaron Campbell – Couleurs de Carlos Lopez
Éditeur :
Dynamite Entertainment (USA) - dynamite.com
Lamont
Cranston alias The Shadow, accompagné par son fidèle pilote Miles Crofton et
son nouvel associé George Orwell, parcourt une Espagne en pleine guerre civile.
Ils sont sur la trace de Black Sparrow, une femme que Cranston a aimée et qui
est devenue la plus impitoyable des Némésis. Sur leur route, les trois
aventuriers vont se heurter à El Rey, un homme qui se verrait bien comme le
nouveau maître de ce pays en ruines.
Dynamite
Entertainment est un éditeur surprenant qui offre à lire quelques-unes des
meilleures créations de Garth Ennis (The
Boys, Battlefields, Jennifer Blood et Red Team) parallèlement avec des héros nés au XIXe siècle ou au
début du XXe comme le Sherlock Holmes de Sir Arthur Conan Doyle ou bien Tarzan
et John Carter d’Edgar Rice Burroughs. Un catalogue aussi diversifié
qu’éclectique qui intègre, depuis plus d’un an déjà, le justicier qui fut l’une
des sources d’inspiration de Bill Finger et Bob Kane lorsqu’ils créèrent le
Batman en 1939. Ce héros étrange s’appelle Lamont Cranston dans le civil et il sème
la terreur chez les criminels sous l’identité de The Shadow. Ses toutes
premières aventures ont été écrites par le romancier Walter B. Gibson pour le
magazine Detective Story publié par Street
and Smith Publications dans les années 30. Le personnage a ensuite connu de
multiples incarnations, devenant héros de feuilletons radiophoniques. Dès les
années 40, il est adapté en bandes dessinées pour la presse quotidienne par
Vernon Greene (Bringing Up Father
pour le King Features Syndicate), avec la participation de Gibson pour les
scénarios. Cinéma dans les années 30 et 40, comic books dans les années 70 et
80 (avec des graphistes tels que Michael Wm. Kaluta, Howard Chaylin et Bill
Sienkiewicz), retour au cinéma en 1994 avec Alec Baldwin dans le rôle-titre. Ainsi,
même si The Shadow n’a jamais été dans la lumière des étoiles, il n’est jamais
resté dans l’ombre de l’anonymat. II apparaît comme une incontournable icône de
la culture populaire américaine qui a vécu l’évolution des médias culturels du pulp
magazine jusqu’au comic book en version numérique.
C’est
en 2012 que Dynamite Entertainment offre une nouvelle vie au Shadow dans des
aventures imaginées par Garth Ennis et mises en images par Aaron Campbell (Uncanny chez Dynamite). Ennis quitte la
série après les six premiers épisodes, mais le dessin appuyé d’Aaron Campbell
donne un ton rétro très efficace à cette version dynamitée de The Shadow qui rend cette lecture des
plus agréable. Quant aux multiples couvertures proposées par Dynamite
Entertainment, elles sont signées de maîtres du genre : Alex Ross, Tim
Bradstreet et Jack Herbert, sans oublier l’illustration très Eisnérienne de
Francesco Francavilla.
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