FILM : Wolverine, le combat de l’immortel


Scénario de Mark Bomback et Scott Frank – d’après la bande dessinée de Chris Claremont et Frank Miller (Marvel Comics) – réalisation de James Mangold
Sortie en salles : 24 juillet 2013 (France) et 26 juillet 2013 (USA)
The Donner’s Company, Marvel Entertainment et 20th Century Fox

Depuis la mort de Jean Grey, Logan, plus connu sous le nom de Wolverine, a choisi de vivre en reclus, loin des humains et des mutants. C’est donc au milieu de nulle part que Yukio le retrouve et parvient à le convaincre de la suivre jusqu’au Japon. Cette jeune femme aux talents très spéciaux a été envoyée à la recherche de Wolverine par un fantôme de son passé, un vieil homme nommé Yashida.


Après un
X-Men Origins : Wolverine (réalisé par Gavin Hood en 2009) plutôt décevant, le personnage charismatique de Wolverine revient, en solo, dans un film digne du plus grand intérêt. En effet, la tentative manquée de vouloir expliciter les origines du plus teigneux des mutants, en s’inspirant de plusieurs versions du super-héros, cède la place à une adaptation plutôt réussie de l’un des meilleurs chapitres de la saga Wolverine par James Mangold et son équipe. Pour ce nouvel opus des aventures d’Hugh Jackman/Wolverine, le réalisateur de Cop Land et de Walk the Line se base sur la série limitée parue en 1982 chez Marvel Comics. Ces quatre épisodes, écrits par Chris Claremont (Uncanny X-Men chez Marvel) et mis en images par Frank Miller (Sin City pour Dark Horse Comics), laissent entrevoir un Wolverine plus humain, séduit par la beauté et l’intelligence de Mariko Yashida, fille d’un chef de clan Yakuza.


Le scénario de Mark Bomback (
Total Recall) et Scott Frank (Minority Report) permet de retrouver la quasi-totalité des personnages de la mini-série de Claremont et Miller, ainsi que l’essentiel de la trame de cette histoire. Le lecteur de Wolverine n’est donc pas dépaysé, juste un peu surpris, lorsqu‘il découvre les incarnations cinématographiques de Yukio, Mariko Yoshida, Shingen Yoshida et Noburu Hideki. De nombreuses modifications ont cependant été apportées pour intégrer ce film à la continuité X-Men de la 20th Century Fox. On peut ainsi apprécier les interventions ponctuelles du fantôme de Jean Grey (toujours interprétée par Famke Janssen) et les apparitions post-générique de Magneto (Ian McKellen) et du Professeur Xavier (Patrick Stewart). Le long-métrage ajoute également bon nombre d’adversaires nippons de Wolverine, à commencer par un Samouraï d’Argent très impressionnant, même si sa genèse diffère complètement de celle des comics. La présence de Vipère (incarnée par la comédienne russe Svetlana Khodchenkova) peut paraître plus surprenante, mais son personnage vénéneux à souhait est totalement intégré au scénario concocté par Bomback, Frank et Mangold.
Mêlant grand spectacle avec un minimum de réflexion sur des thèmes aussi classiques que l’amour, la culpabilité et l’immortalité, James Mangold offre à voir un bon film de super-héros rythmé par la musique efficace de Marco Beltrami (Snowpiercer).

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