EXPOSITION : Corée : Fleurs qui ne se fanent pas


Jeudi 30, vendredi 31 janvier, samedi 1er et dimanche 2 février 2014
Angoulême (16)
bdangouleme.com/

La bande dessinée n’est pas qu’un divertissement, elle peut être un outil de mémoire comme permet de le constater cette exposition consacrée aux femmes de réconfort. En quelques planches, illustrations et tableaux, « Fleurs qui ne se fane pas » revient sur l’ensemble des faits ayant mené à la mise en place, par l’armée impériale japonaise, du système d’esclavage sexuel des femmes dites « de réconfort ».


Réunissant les œuvres d’une vingtaine d’artistes coréens, l’exposition est présentée dans les caves du théâtre d’Angoulême.


Parmi la vingtaine d’auteurs exposée, on reconnaît le nom de Lee Hyun-se, l’un des premiers dessinateurs coréens publiés en France avec ses séries Angel Dick, chez Kana en 1996, et Armagedon, également chez Kana entre 1996 et 1998.


Le morceau de bravoure de l’exposition reste cette « Chanson de l’espoir du papillon », dont les planches illustrées par le dessinateur Kim Gwang-sung, sur un scénario de Jeong Ki-young, racontent le drame de jeunes filles enlevées et employées de force par l’armée japonaise de l’époque comme «femmes de réconfort ».


Cette œuvre sans titre de Kim Hyung-bae résume parfaitement le drame vécu et pointe d’un doigt accusateur le responsable sans visage.


Organisée conjointement par le gouvernement coréen, l’Association coréenne pour le manhwa et le Korea Manhwa Contents Agency, cette exposition a déclenché des réactions indignées de la part de ressortissants japonais, jusqu’à l’ambassadeur du Japon en France qui a « regretté vivement que cette exposition ait lieu ».

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