Scénario
et dessins de Jeremy A. Bastian –
Traduction de Patrick Marcel – Lettrage de Guillaume Trouillard
Avril 2014 – 128 pages
Éditeur : Éditions de la Cerise – editionsdelacerise.com
Avril 2014 – 128 pages
Éditeur : Éditions de la Cerise – editionsdelacerise.com
Elle prétend être la fille d’un capitaine
pirate. À Port Elisabeth, en cette belle année 1728, certains la croient,
d’autres moins, mais sa mauvaise influence sur Apollonia, la jeune et innocente
fille du Gouverneur Maygun incite ce dernier à la faire disparaître. C’est
ainsi, qu’après moult péripéties, la Fille Maudite du Capitaine Pirate se
retrouve perdue en pleine mer et se lance à la recherche de son capitaine de
père.
Auteur de comic books américain, Jeremy A.
Bastian, même s’il a signé une histoire de Mouse
Guard pour Archaia Entertainment (éditeur de la version originale reliée de
cette Fille Maudite sous le titre Cursed Pirate Girl) et quelques planches
de The Guild : Tink chez Dark
Horse Comics, n’a rien d’un dessinateur de super-héros.
Graphiquement, son trait joliment travaillé,
en noir et blanc, fait plutôt penser à de superbes gravures, mâtinées
d’enluminures, qu’aux productions mensuelles de Marvel, DC et autres. Sans même
qu’il soit besoin d’invoquer l’esprit de Gustave Doré, le dessin de Jeremy Bastian
et la recherche dans la mise en page rappellent ce maître de la BD américaine
que fut Winsor McCay (1867-1934). Ce dernier, pionnier du 9ème art,
reste connu pour sa série Little Nemo in
Slumberland, publiée dans le quotidien New York Herald entre 1905 et 1926,
qui mêle si bien onirisme et surréalisme.
À ce graphisme si particulier s’ajoute cette
histoire de pirate au féminin, qui se joue joyeusement des codes de la flibusterie
pour entraîner son héroïne, comme les lecteurs, dans un univers proche du Pays
des Merveilles d’une certaine Alice.
Et, pour finir, il ne faut surtout pas
négliger le superbe travail éditorial fait par les Éditions de la Cerise.
Papier, impression, reliure et traduction française signée Patrick Marcel (également
traducteur des volumes 14 et 15 du Trône
de Fer de George R.R. Martin) leur permettent de proposer, une fois encore,
un livre de grande qualité tant sur la forme que sur le fond.
La Fille Maudite
du Capitaine Pirate ne fait certainement pas partie des livres qui se dévorent, il doit se
déguster lentement afin d’en apprécier le moindre détail comme la véritable œuvre
d’art qu’il est.
Jeremy A. Bastian était en dédicace les 29 et
30 mars 2014 aux 13e Bulles en Hauts de Garonne à Bassens ; du
4 au 6 avril 2014 à l’Escale du Livre de Bordeaux ; ainsi que le 3 mai
2014 à la Librairie Mollat à Bordeaux.




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