Scénario
et dessins de Philippe Geluck
Éditeur :
Casterman, collection Univers d’auteurs - geluck.com
Reprenant
le format de son précédent album, à savoir deux mini-albums de 96 pages
chacun, Philippe Geluck revient, fort heureusement, à ses premières
amours : le gag et l’insolence. Ce sont donc des gags à gogo, des gags en
folie, des gags à la pelle que l’on peut savourer ici, dans « Il n’y a pas
un Chat », et là, dans « Le Chat est parti ». Et, comme l’avoue
le Chat en couverture, il ne respecte rien. Cette affirmation s’applique bien
évidemment tout aussi bien au personnage qu’à son créateur.
Il
ne respecte pas l’art en retrouvant le visage de « L’Origine du
monde » de Gustave Courbet, dans un diptyque hilarant. Il ne respecte pas
la Bourse, qui finit toujours par remonter, dans un graphique poilant (et
poilu). Il ne respecte pas les handicapés dans un dessin intitulé « Les choses
à ne pas dire à un tétraplégique ». Il ne respecte même pas ses abonnés à
l’application du Chat, recyclant ça et là. Il ne se respecte pas non plus
lorsqu’il se met en scène, dans plusieurs gags. Il ne respecte pas la
numérotation des pages. Philippe Geluck ne respecte rien et c’est pour ça qu’on
aime Le Chat. Par ailleurs, on peut également apprécier l’humour et la répartie
du dessinateur lorsqu’il participe aux nouvelles Grosses Têtes, sur RTL, sous la férule de Laurent Ruquier.




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