COMIC BOOK : Painkiller Jane – The 22 Brides n° 3


Scénario de Jimmy Palmiotti - d’après les personnages créés par Joe Quesada et Jimmy Palmiotti - Dessins de Juan Santacruz - Couleurs de Challenging Studios - Couverture d’Amanda Conner et Dave Johnson
October 2014 – 32 pages
Éditeur : Marvel Worldwide, Inc. sous son label ICON (USA) - © Paper Films, Inc. -
paperfilms.com

Painkiller Jane et son amie Maureen Fernandez, Detective de la police new-yorkaise, enquêtent sur une série d’explosions qui a détruit plusieurs immeubles dans la cité. Les dégâts matériels sont importants et plusieurs victimes innocentes ont été blessées ou tuées. Nul ne sait si le poseur de bombes va récidiver ou non, car son modus operandi est imprédictible. Le seul indice trouvé sur le lieu de chaque attentat est un étrange tag, une piste que les deux femmes suivent au plus près.


Créée par Jimmy Palmiotti et Joe Quesada, à l’époque de leur émancipation des grands éditeurs, le personnage de Painkiller Jane a connu bien des incarnations. Personnage secondaire apparu dans la série
22 Brides développée, pour leur maison d’édition Event Comics, par Joe Quesada et Jimmy Palmiotti, aidé par Fabian Nicieza et Scott Lee, en 1996, Jane Vasco est une inspectrice de police infiltrée. Au cours d’une mission, elle est presque tuée, mais échappe mystérieusement à la mort et obtient un pouvoir de guérison. Même si elle est désormais virtuellement indestructible, elle doit supporter la douleur de chaque blessure. Pendant la période Event Comics, Painkiller Jane bénéficie de son propre titre, en 1997, qui ne dure que cinq numéros, et croise quelques rivaux de poids dans des cross-overs très spéciaux : Painkiller Jane vs. The Darkness (écrit par Garth Ennis, en 1997), Vampirella/Painkiller Jane (mis en images par Rick Leonardi, en 1998), Painkiller Jane/Hellboy (encore illustré par Leonardi, en 1998), Painkiller Jane/Darkchylde (dessiné par J.G. Jones, en 1998) et Punisher/Painkiller Jane (scénarisé par Garth Ennis, en 2001).


Violence, action et humour noir sont au rendez-vous de chacune des aventures de Painkiller Jane dans sa déclinaison comic book, des éléments qui disparaissent lorsqu’elle passe sur petit écran, le temps d’un téléfilm, en 2005, incarnée par la comédienne Emmanuelle Vaugier, puis en 2007, pour les vingt-deux épisodes d’une série où elle emprunte le physique de Kristanna Loken.
Fort heureusement, c’est la version la plus folle et presque suicidaire du personnage qui revient, pour cinq nouveaux chapitres, en 2007-2008, chez Dynamite Comics. Jimmy Palmiotti se charge du scénario, tandis que Lee Moder, puis Nigel Raynor, s’occupent de dessiner une Painkiller Jane survoltée, qui se paye même le luxe d’un cross-over avec un Terminator.


Depuis 2013, Painkiller Jane est de retour aux affaires dans une incarnation encore plus sexy et bad girl spécialement adaptée au label ICON de Marvel (qui publie également
Kick-Ass de Mark Millar et John Romita, Jr.). Quatre épisodes, scénarisés par Jimmy Palmiotti, illustrés par Juan Santacruz et sous couvertures d’Amanda Conner, donnent à découvrir une nouvelle Jane Vasco. Finis les lunettes noires, les bandages et le quasi-uniforme rouge qu’elle portait dans ses aventures précédentes, c’est une femme libérée qui cherche le prix de la liberté dans les quatre chapitres de Painkiller Jane : The Price of Freedom.
Painkiller Jane – The 22 Brides permet de retrouver les héroïnes qui accueillirent les premiers pas de Jane Vasco parachevant ainsi un cycle pour un personnage dont le potentiel humoristique version noir profond (révélé par Garth Ennis dans Painkiller Jane vs. The Darkness et Punisher/Painkiller Jane) n’est pas toujours exploité. Par contre, associé à Juan Santacruz, Jimmy Palmiotti a su transformer sa Painkiller Jane en véritable femme fatale du XXIe siècle.

Commentaires