SERIE TV : Daredevil Saison 1 1er épisode « Sur le ring »


Scénario de Drew Goddard – d’après le comic book de Stan Lee et Bill Everett (Marvel Comics) – réalisation de Phil Abraham
Diffusion Netflix : 10 avril 2015
Marvel Television, Netflix et ABC Studios Productions

Un homme avance au milieu des embouteillages, l’air inquiet. En voyant l’attroupement qui s’est formé autour d’un carambolage, il se précipite en criant : « c’est mon fils ! » Le gamin allongé sur le sol a les yeux brulés par le produit chimique que transportait l’un des véhicules accidentés.


C’est sur ces images que commence « Sur le ring », le premier des treize épisodes de la nouvelle adaptation du comic book
Daredevil. Cette série télévisée, diffusée via Internet par la chaine de vidéo à la demande Netflix, succède à la très controversée version cinématographique de Mark Steven Johnson, en 2003, avec Ben Affleck dans le rôle-titre. S’inspirant de la bande dessinée créée en 1964 par Stan Lee et Bill Everett (1917-1973), Drew Goddard, scénariste des longs-métrages Cloverfield (de Matt Reeves, 2008) et de World War Z (de Marc Foster, 2013), revient, grâce à quelques flash-back correctement dosés, sur les origines du justicier aveugle. Avec cette série, sombre et violente, Drew Goddard unifie différentes strates de la mythologie du plus humain des super-héros Marvel. En effet, contrairement aux Fantastic Four, Spider-Man, Hulk et mutants surpuissants, Matt Murdock alias Daredevil reste un homme comme les autres qui, à l’instar d’un Batman, s’entraîne pour être au sommet de sa forme physique et pour compenser le handicap qui le touche depuis son accident. Cette cécité ne l’a pas empêché de faire des études de droit qui lui ont permis de devenir cet avocat à la recherche de sa première affaire dans le premier épisode de cette série télévisée. Cependant, s’il n’est pas un super-héros stricto sensu, Murdock privé de la vue a développé ses autres sens à un niveau surhumain et une sorte de sens radar qui remplace ses yeux morts. Outre Matt Murdock (interprété par Charlie Cox), on retrouve quelques-uns des personnages culte de la bande dessinée à commencer par Foggy Nelson (Elden Henson), l’associé de Murdock, et Karen Page (Deborah Ann Woll). Et l’on sait que l’adversaire de Daredevil n’est autre que Wilson Fisk alias le Caïd qui adopte les traits de Vincent d’Onofrio, tandis qu’un très politiquement correct Vondie Curtis-Hall interprète le rôle du journaliste Ben Urich.


Cette nouvelle série télévisée Marvel s’intègre, comme les précédentes (
Agents of S.H.I.E.L.D.  et Agent Carter) et comme celles à venir (AKA Jessica Jones, Luke Cage, Iron Fist et Defenders) au Marvel Cinematic Universe. C’est ainsi, qu’en l’absence des effets spéciaux extravagants réservés aux longs-métrages, Daredevil se contente d’allusions aux évènements survenus à New York et dans les films Avengers.
Provisoirement privé de son costume rouge, ce nouveau Daredevil se présente comme le concurrent direct de Green Arrow, justicier urbain qui caracole en tête des audiences télé, démontrant que la rivalité qui oppose les deux grands éditeurs de comics américains (et leurs maisons-mères) a encore de bons jours devant elle.

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