Scénario
de Kyouichi Nanatsuki – Traduction d’Emmanuel Bonavita – Dessins de Yang
Kyung-il – Couverture de Koji Inami (Bay Bridge Studio)
Éditeur :
Pika Édition, collection Seinen –
pika.fr/catalogue/pika-seinen/area-d/area-d-t07-22941
Alors
que le combat fait rage entre Jin Kazaragi, le détenu aux pouvoirs inconnus, et
Goz, le chef du Quartier Sud, Kaito Yûki, Enki, Rio Ibuki et Mariko rencontrent
l’étrange professeur Gajirô Môri. Ce dernier est le seul à pouvoir guider la bande
hétéroclite jusqu’au Conseil des surhommes qui retient Satoru Îda et Mika
prisonniers. Môri consent de les aider s’ils acceptent de se costumer en élèves
de l’Académie de magie de Sera+ avec les petites jupettes plissées pour les
filles.
Si
le résumé d’Area D le territoire des
mutants peut sembler confus et embrouillé, c’est parce que l’histoire de
Jin Kazaragi et de ses compagnons a débuté, il y a plus de trois ans, dans les
pages de l’hebdomadaire Weekly Shōnen Sunday
de l’éditeur tokyoïte Shōgakukan (Détective
Conan, Cutey Honey, Black Lagoon).
Même
si les mutants de Kyouichi Nanatsuki n’ont pas grand-chose à voir avec ceux des
Marvel Comics, on retrouve dans le nouveau manga du scénariste de Arms (1997-2002 – dessiné par Ryōji
Minagawa – 22 volumes publiés en France par Kana) cette peur identique
qui habite les humains normaux face aux pouvoirs inconnus et hautement destructeurs
des « Altered ». Ainsi, comme dans les diverses séries X-Men, la réaction première des
autorités n’est pas la discussion, mais l’élimination de la menace que peuvent
représenter les mutants. Ici, les « Altered » sont tout simplement exilés
sur une île-prison isolée dont aucun retour n’est possible.
C’est
sur ce point de départ classique que Kyouichi Nanatsuki construit une histoire
pleine de rebondissements. Area D
peut bien évidemment faire penser à Battle
Royale (2000-2005 – scénario de Koushun Takami et dessins de Masayuki
Taguchi – 15 volumes publiés en France par Soleil Manga) pour les combats
sans foi ni loi, ou à Rainbow
(2002-2009 – scénario de George Abe et dessins de Masasumi Kakizaki – 22 volumes
publiés en France par Kazé) pour l’ambiance carcérale, ou même à Deadman Wonderland (2007-2013 – scénario
de Jinsei Kataoka et dessins de Kazuma Kondou – 13 volumes publiés en
France par Kana) pour sa thématique générale, Kyouichi Nanatsuki développe un
univers qui lui est propre superbement mis en images par Yang Kyung-il.
Même
s’il est publié en France dans la collection Seinen de Pika, Area D est et reste un Shōnen avec
les qualités et les défauts du genre. S’il sort du lot, c’est principalement
grâce au dessin délicat et énergique de Yang Kyung-il.





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