COMIC BOOK : Magneto n° 18


Scénario de Cullen Bunn – Dessins de Paul Davidson – Couleurs de Paul Mounts – Couverture de David Yardin
July 2015 – 32 pages
Éditeur : Marvel (USA) – marvel.com

Alors que notre planète vit ses derniers moments, menacée d’une collision cataclysmique avec une Terre jumelle issue d’un autre univers, Magneto et Polaris se retrouvent au milieu de la tourmente. Malgré la catastrophe imminente, le père et la fille vont joindre leurs forces pour tenter de sauver ce monde.


Magneto a connu bien des incarnations au cours de sa longue carrière de personnage de comic books et sa toute première apparition, en 1963, dans les pages d’
Uncanny X-Men n° 1 de Stan Lee et Jack Kirby (1917-1994). Maître du magnétisme et super-vilain, leader incontesté de la Confrérie des mauvais mutants, survivant de la Shoah et surprenant successeur du Professeur X comme mentor des Nouveaux mutants, Magneto a assumé tous ces rôles sans perdre de son charisme. Une présence qui a pris corps au cinéma grâce à des comédiens aussi talentueux que Ian McKellen (X-Men de Bryan Singer, 2000) et Michael Fassbender (X-Men : First Class de Matthew Vaughn, 2011).
Depuis 2014, grâce au scénariste Cullen Bunn et au dessinateur Gabriel Hernandez Walta, Magneto est redevenu le défenseur des mutants définitivement prêt à tout pour que ceux de sa race. Ils sont les Homo Superior destinés à dominer le monde encore occupé par l’Homo Sapien.
Bunn fait partie des auteurs à suivre du moment, celui qui, tout en poursuivant son western fantastique chez le très indépendant éditeur Oni Press (The Sixth Gun – dessins de Brian Hurtt, depuis 2010), réussit à mener de front une carrière chez Marvel et DC Comics avec notamment chez ce dernier la série Sinestro (dessins de Dale Eaglesham, depuis 2014).


Cependant, Bunn est assez malin pour mettre en évidence les failles de ce personnage longtemps surpuissant, hanté par des souvenirs qui ont forgé sa personnalité et que le scénariste intègre à son récit avec justesse et efficacité.
Paul Davidson, qui dessine très exceptionnellement cet épisode, reste dans le ton donné par Gabriel Hernandez Walta depuis le premier numéro, avec un Magneto moins flamboyant que les versions de Kirby, John Byrne, John Romita, Jr. et autres. Ce nouveau Magneto est d’autant moins impressionnant qu’il a perdu sa crinière d’argent et qu’il a troqué son habit rouge contre un uniforme noir, délaissant les QG secrets au profit de sordides chambres de motel.
Notons enfin que ce 18e épisode de Magneto fait partie du nouvel événement Marvel, baptisé Secret Wars (qui rappelle bien évidemment la maxi-série homonyme des années 80), qui va, une fois encore, remettre les compteurs à zéro dans le très complexe multivers de la maison des idées.

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