L’entrepôt Lainé
accueille en sa grande nef une exposition consacrée à cet artiste protéiforme
et insaisissable qu’est Alejandro Jodrowsky. Acteur, dessinateur, scénariste,
réalisateur, essayiste, poète, Jodorowsky est un touche-à-tout qui, à
86 ans, conserve le dynamisme d’un jeune homme qui lui a permis de
réaliser, en 2013, son sixième long-métrage La
danza de la realidad.
Organisée autour de la
thématique des tarots, dont Jodorowsky est un amateur éclairé, l’exposition
tente avec plus ou moins de réussite de montrer les mille talents et les mille
activités d’Alejandro Jodorowsky.
Un grand écran présente
ainsi les bandes-annonces des films réalisés et souvent joués par Alejandro
Jodorowsky : Fando et Lis
(1968), El Topo (1970), La Montagne Sacrée (1973). À deux pas de là, une tour protège le livre de Dune conçu, au milieu des années 70 par Jodorowsky et ses « guerriers
spirituels ». Cette adaptation avortée du formidable roman de Frank
Herbert est également illustrée par deux toiles acryliques et un fauteuil
Harkonnen de H.R. Giger, deux dessins de personnages signés Moebius et quatre
dessins de vaisseaux spatiaux de Chris Foss.
Aux deux extrémités de
la nef sont réunis d’un côté les œuvres littéraires d’Alejandro Jodorowsky dans
diverses éditions internationales et de l’autre les nombreuses bandes dessinées
du scénariste illustrées par Moebius (L’Incal),
Boucq (Bouncer), Arno(Alef-Thau), Janjetov (Les Technopères) et bien d’autres.
Outre ces aspects bien
connus de l’œuvre de Jodorowsky, cette exposition offre à découvrir une jolie
collection de dessins publiés entre 1967 et 1973 dans le journal El Heraldo de Mexico.
Mais il y a aussi des
travaux plus récents réalisés sous le patronyme pascALEjandro, résultats de la
collaboration entre Alejandro Jodorowsky au dessin et son épouse Pascale
Montandon-Jodorowsky à la mise en couleurs (pour en voir un peu plus : pascalemontandon.com/albums-work/pascalejandro/).
Le commissaire de cette
exposition d’exception, reconnue d’intérêt national par le Ministère de la
Culture et de la Communication, n’est autre que María Inés Rodríguez,
directrice du CAPC, et la scénographie originale est l’œuvre de l’architecte grec
Andreas Angelidakis.





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