BD : Aquaviva fascicule 1


Scénario et dessins de Guillaume Trouillard
Octobre 2015 – 48 pages
Éditeur : Éditions de la Cerise - editionsdelacerise.com

Après Le Cas Lilian Fenouilh (2006), Colibri (2007), La Saison des flèches (sur un scénario de Samuel Stento - 2009) et Welcome (2013), Guillaume Trouillard offre à découvrir une toute nouvelle expérience avec sa dernière production : Aquaviva.
Succédant au superbe objet graphique qu’est Welcome, ce premier fascicule Aquaviva semble marquer un retour vers des travaux plus classiques pour le scénariste-dessinateur-éditeur bordelais. Mais, bien évidemment, ce n’est pas le cas, car Guillaume Trouillard est et reste un créateur et un innovateur, tant au niveau de la forme que du fond.


Pourtant, le thème d’Aquaviva peut paraître banal.
À première vue, il s’agit d’une histoire se déroulant après la fin du monde où quelques survivants humains et des chiens sauvages se disputent les rares reliques comestibles du temps jadis. Pour conter ce récit, Guillaume Trouillard fait le choix de privilégier le dessin. On ne trouve donc pas de texte explicatif, ni aucun préambule, permettant d’appréhender l’univers qu’il décrit uniquement à travers de splendides images. S’il y a bien quelques bulles ici et là, les paroles des différents personnages restent griffonnées et volontairement incompréhensibles. Les superbes planches d’Aquaviva sont imprimées sur un papier couché bouffant Symbol Tatami 115 g qui permet d’apprécier chaque détail des dessins en noir et blanc, avec tous les dégradés de gris qu’offre l’usage permet l’aquarelle. La couverture elle-même est une véritable œuvre d’art. Une fois encore Guillaume Trouillard parvient à surprendre et entraîner ses fidèles lecteurs vers de nouveaux territoires artistiques.


Série atypique, Aquaviva devrait comprendre de cinq à six fascicules diffusés exclusivement par l’intermédiaire de la boutique en ligne des Éditions de la Cerise. Ce premier épisode est ainsi vendu au tarif de 12,00 euros dans un tirage limité à 475 exemplaires numérotés et signés.

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