Certains
héros de bandes dessinées sont immortels, d’autres ne le sont pas et il y a
aussi ceux qui sont la Mort.
La
Mort est partout, dans les comic books américains, dans les manga japonais,
dans les albums de BD franco-belge.
La
Mort ou plutôt Death a parfois un visage angélique, lorsqu’elle apparaît dans
les pages du comic book Sandman.
Créée par Neil Gaiman et Mike Dringenberg, cette incarnation de la mort va à la
rencontre des personnes récemment décédées pour les guider vers leur nouvelle
destinée. Membre à part entière de l’univers Vertigo de DC Comics, Death joue
ainsi les guest stars auprès des héros décalés de l’éditeur new-yorkais :
Timothy Hunter et Mister E (dans Books
of Magic), John Constantine (dans Hellblazer),
Lucifer et Madame Xanadu (dans leurs titres éponymes). Elle a également eu
droit à deux séries limitées à son nom, sous la houlette du trio Neil Gaiman,
Chris Bachalo et Mark Buckingham : Death:
The High Cost of Living (en 1993) et Death:
The Time of Your Life (en 1996).
La
Mort peut être multiple comme les shinigami, ces dieux de psychopompes qui
survivent en tuant des humains, dans le manga Death Note de Tsugumi Ōba et Takeshi Obata. Prépubliée dans
l’hebdomadaire Weekly Shônen Jump et
en recueils chez Shûeisha de 2003 à 2006, cette histoire conte les aventures de
Light Yagami. Ce lycéen tombe par hasard sur un mystérieux carnet. Il s’agit d’un
Death Note dont le mode d’emploi précise que « la personne dont le nom est
écrit dans ce cahier meurt ». Devenu l’égal d’un dieu de la mort, Yatami
décide de se servir de ce carnet pour éradiquer le mal en tuant tous les
criminels, sous le regard amusé de Ryuk, le shinigami qui a « perdu »
son Death Note.
La
Mort peut être plus amusante lorsqu’elle devient la comparse de Pierre Tombal, le fossoyeur créé par le
scénariste Raoul Cauvin et le dessinateur dans les pages de l’hebdomadaire Spirou, très exactement le n° 2372
du 29 septembre 1983. Elle est représentée sous la forme plutôt classique d’un squelette
dans une robe de bure avec sa faux. Ceux qui la croisent dans les allées du
cimetière peuvent mourir, mais Cauvin et Hardy ne tuent que pour faire rire.
Ils le font avec efficacité, ce qui leur a permis d’obtenir le prix de l’Humour
noir Grandville en 2000, et avec régularité puisque le 31e tome de
la série, « Peine de mort », est paru, en avril 2015, aux
Éditions Dupuis.
Bien
évidemment, il existe de nombreuses autres incarnations de la Mort en bandes
dessinées, mais ces trois là restent parmi les plus mémorables et les plus singulières.





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