Scénario
et dessins de Philippe Geluck – couleurs de Serge Dehaes
Octobre
2015 – 3 x 72 pages (format à l’italienne)
Éditeur :
Casterman, collection Univers d’auteurs - geluck.com
Aussi
régulier que le Beaujolais, le Geluck nouveau est arrivé en octobre 2015.
Roublard en diable, le dessinateur belge fait croire à ses lecteurs qu’il les
invite à découvrir la petite famille du Chat, représentée dans son intégralité
(y compris le dernier qui a été sous-traité), pour le gag de couverture. Mais,
les petits du titre de ce vingtième opus des galéjades du célèbre félin sont également
et surtout les trois mini-albums, dont deux tout riquiquis, qui composent ce Chat fait des petits.
Philippe
Geluck propose ainsi, au format 15 x 21 cm, « Les desseins
du Chat », une collection fort classique de gags et de strips du Chat,
sans oublier les gravures détournées et autres traits d’humour de l’auteur. Les
incursions de l’actualité restent rares et elles n’en sont que plus efficaces, à
l’image de ce dessin où un djihadiste et sa femme sont assis face au désert.
L’homme dit que « La semaine prochaine nous aurons conquis tout ce qui
s’étend de là à là… » et la femme de lui répondre « Je ne vois pas
bien, j’ai mis ma burqa à l’envers. » À
cette première dose d’humour s’ajoutent les soixante-douze pages de
« Prêchi-prêchat », un mini-mini-album au format 11 x 14 cm
qui collectionne d’autres strips et gags du Chat.
L’ultime
tranche de rire de ce triptyque s’intitule « Le scrabble du dimanche »,
encore au format 11 x 14 cm. Dans cette autofiction graphique, Philippe
Geluck se met en scène avec son bourreau dominical, sa femme, qui l’oblige, le
contraint et le force à jouer au scrabble chaque fin de semaine. Ces croquis à
la mine de plomb sont déjà bien connus des heureux abonnés de l’Appli du Chat
qui peuvent suivre les aventures scrabbleuses des époux Geluck, tous les
dimanches, sur téléphones portables ou tablettes (iOS, Android ou Windows).
Espérons
cependant que le papa du Chat ne va pas continuer à réduire la taille de ses
albums, car ses plus anciens et fidèles lecteurs ne rajeunissent pas. D’autant
que le format 11 x 14 cm est loin de mettre en valeur la
majorité de ses travaux.
Fort
heureusement, l’humour de Philippe Geluck reste toujours aussi percutant et
l’autodérision qui anime « Le scrabble du dimanche » ajoute du piment
à ce vingtième volume du Chat.
Commentaires
Enregistrer un commentaire