Scénario de Larry Hama (1) et John Albano (2 et
3) – Dessins de Pat Broderick (1 et 2) et Russ Heath (3) – Encrage de
Frank McLaughlin (1 et 2) et Russ Heath (3) – Couvertures de Pat
Broderick & Neal Adams (1), Neal Adams (2) et Russ Heath &
Larry Lieber (3)
February 1975 à July 1975 – 3 x 32 pages
Éditeur : Atlas Comics (USA)
En
1975, Martin Goodman (1908-1992), fondateur de la maison d’édition Timely
Comics, abandonne la direction de cette dernière devenue Marvel Comics, en
1972, et crée Seaboard Periodicals. C’est sous la marque Atlas Comics que
Goodman lance, en 1975, plus d’une vingtaine de titres aux thématiques variées
allant de la science-fiction à l’horreur, en passant par les super-héros. En
proposant des salaires élevés et des conditions d’édition alléchantes, Goodman
réussit à attirer les plus grands talents du moment et d’autres en
devenir : Neal Adams, Pat Broderick, Rich Buckler, Howard Chaykin, Steve
Ditko, Larry Hama, Russ Heath, Larry Lieber, John Severin (1921-2012), Alex
Toth (1928-2006), Wally Wood (1927-1981) et quelques autres.
La
série Planet of Vampires faisait
partie de ces comic books et elle fut au sommaire des trois premiers numéros de
la revue Titans publiée en France par
les éditions Lug en 1976.
Le
point de départ de Planet of Vampires
est le retour sur Terre de l’expédition scientifique Aries VII après cinq
ans dans l’espace. Ne parvenant pas à entrer en contact avec le centre spatial,
le capitaine Chris Galland tente un amerrissage d’urgence à proximité de Coney
Island. À peine ont-ils posé le pied sur leur terre promise que l’un des leurs
est tué par une lance. Chris, Elissa, Craig et Brenda, les quatre survivants
d’Aries VII, découvrent une planète retournée à la barbarie après une
guerre chimico-nucléaire.
Mélange
d’inspirations diverses, on retrouve ainsi en vrac un amerrissage qui rappelle
celui de La planète des singes (le
film de 1968 avec Charlton Heston), une ville sous dôme (comme dans L’Âge de
cristal) bénéficie d’un dessin de
grande qualité signé Pat Broderick, pour les deux premiers épisodes, et Russ
Heath, pour le dernier. Mais il est surtout l’un des premiers comic books à
suivre dont les héros ne sont pas immortels. Dès le premier chapitre, l’un des
membres de l’équipage est froidement assassiné. Dans le troisième numéro,
Brenda est victime des « vampires » du dôme, alors qu’Elissa succombe
au poison d’une araignée géante. Nul n’était à l’abri dans cette série qui,
comme bien d’autres titres d’Atlas Comics, ne connut pas de fin et
s’interrompit brutalement.





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