Scénario
de Louis Albert – Dessins de William Vance – Décors de Coria
Septembre
1972 – 48 pages
Éditeur :
Lombard - lelombard.com
Bruno
Brazil et les membres de son équipe d’élite, le Commando Caïman, testent la
sécurité d’un complexe de la Défense. Ils sont au plus profond de cette base
top secrète lorsque les six agents spéciaux ressentent des migraines intenses. Quand
ils remontent enfin à la surface, ils découvrent que l’ensemble du personnel
est plongé dans l’inconscience. Pire encore, tous les habitants de la ville
voisine sont dans le même état et une bande très organisée est en train de
piller les locaux de la banque fédérale toute proche. Mais les Caïmans sont
là !
Superbement
mis en images par le futur dessinateur de XIII,
les aventures de Bruno Brazil et de
son commando jouent la carte de l’action avec des personnages sympathiques.
Espionnage façon James Bond ou polar avec familles mafieuses, le scénariste
Louis Albert, plus connu sous son autre pseudonyme de Greg (1931-1999) le papa
d’Achille Talon, laisse ses héros
flirter avec divers genres. Avec La Cité
pétrifiée, ils font ainsi un petit pas du côté de la science-fiction
lorsqu’ils font face à un gang dont les membres sont vêtus de combinaisons
futuristes et utilisent des armes soniques. Menés par une vielle connaissance,
Visage, les sept six mercenaires modernes que sont Bruno Brazil, son
jeune frère Billy, Gaucho Moralès, Big Boy Lafayette et son yoyo d’acier, Texas
Bronco le cow-boy et la belle Whip Rafale avec son fouet.
Étrange
coïncidence, dans « Le S95 », un épisode de la série télévisée Chapeau melon et bottes de cuir, John
Steed, Mike Gambit et Purdey affrontent des gangsters en pleine action, dans un
quartier de Londres dont les habitants sont tous endormis par un gaz soporifique
expérimental. Cette histoire, bien proche des aventures de Bruno Brazil, a été écrite par Brian Clemens (1931-2015) en 1976,
soit cinq ans après la première parution de La
Cité pétrifiée en feuilleton dans les pages de l’hebdomadaire Tintin.
Un scénario imaginatif et des dessins toujours aussi
efficaces, quarante-cinq ans après leur première publication, font de cette
aventure de Bruno Brazil un de ces
albums que l’on se plaît à relire encore et encore.
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