COMIC BOOK : Wacky Raceland n° 1


Scénario de Ken Pontac – Dessins de Leonardo Manco – Couleurs de Mariana Sanzone – Couverture de Leonardo Manco
August 2016 – 32 pages
Éditeur : DC Comics (USA) - dccomics.com

La Terre n’est plus que ruines. L’invisible et omnipotent Annonceur a promis que le vainqueur d’une série de courses pourra rejoindre le très fermé cercle des champions à Utopia. Cet éden légendaire constitue l’ultime refuge de l’Humanité sur cette planète dévastée. Ces fous du volant et leurs véhicules extraordinaires s’affrontent pour leur survie en fonçant au milieu de déserts radioactifs, de tornades de nanopoussières et de mutants cannibales. Seul le premier aura droit à une place au paradis, les autres n’auront que la mort pour récompense.


Quelle étrange idée que de ressusciter les
Fous du volant, l’un des grands classiques du dessin animé des studios Hanna-Barbera, sous forme d’un comic book post apocalyptique. On retrouve donc Peter Perfect (Pierre de Beau-Fixe en VF), Penelope Pitstop (Pénélope Joli-Cœur), Dick Dastardly et Muttley (Satanas et Diabolo) et tous les autres fous du volant dans des voitures dignes de Mad Max au milieu d’une Amérique qui ressemble à la Terre maudite de Judge Dredd.
Il fallait un scénariste maîtrisant bien le sujet original pour mieux le dévoyer. DC Comics a trouvé la perle rare en la personne de Ken Pontac, scénariste de nombreux dessins animés pour le petit écran depuis ses débuts sur Gumby Adventures en 1988 jusqu’aux dernières aventures de Slugterra en 2015. Pontac connaît bien Les Fous du volant et n’oublie aucuns des personnages de la série d’origine. Il y ajoute sa patte en dotant les véhicules d’intelligence artificielle qui leur permet de discuter entre eux et de se plaindre des lézards mutants qui urinent sur leurs pneumatiques. La grosse vingtaine de héros et les onze voitures parlantes, qui constituent la distribution principale de ce Wacky Raceland, se révèlent rapidement à l’étroit dans les vingt petites planches de ce premier épisode.


Connu pour son trait puissant et sombre, Leonardo Manco a eu l’occasion de travailler pour Marvel Comics (
Hellstorm, Prince of Lies) comme pour DC Comics/Vertigo (Hellblazer). Il parvient, avec l’aide de sa coloriste Mariana Sanzone, a créé un univers graphique convaincant où les personnages du dessin animé d’origine prennent corps. Ils réussissent ainsi, en une double page mémorable, à présenter, plus efficacement que le scénario, l’ensemble des héros de Wacky Raceland.
Au final, ce premier épisode de Wacky Raceland a bien du mal à convaincre. Ses seuls atouts restent le dessin efficace de Leonardo Manco et l’espoir que le scénario de Ken Pontac gagne en lisibilité en privilégiant l’un ou l’autre de ces fous du volant de nouvelle génération.

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