Scénario d’Erica J. Heflin – Dessins de Ferran
Sellares – Couleurs de Leonardo Paciarotti – Couvertures de Roger Bonet Martinez (A), Noah Salonga (B) et Josh Burns (C)
June 2016 – 28 pages
Éditeur : Zenescope Entertainment (USA) - zenescope.com
Enlevées
et retenues captives par Tweedle Dee et Tweedle Dum, Calie Liddle et sa fille
Violet doivent faire face à la folie de leurs geôliers. Ces monstres leur proposent
de choisir entre mourir lentement de faim ou s’entredévorer. Les dignes héritières
d’Alice ne vont certainement pas se laisser faire. Sachant pouvoir compter sur
le Chat du Cheshire pour sortir de ce piège mortel, elles sont prêtes à
affronter ces terrifiants cannibales venus du Pays des Merveilles.
Tout
comme Dynamite Entertainment, Zenescope est une toute petite maison d’édition
comparée aux Big Two new-yorkais que sont Marvel et à DC Comics. Aussi afin
d’attirer l’attention d’un lectorat de plus en plus difficile à conquérir, il
est nécessaire pour elle de se démarquer des autres. Cela passe notamment par
des couvertures variées et aguicheuses, même si elles n’ont souvent que peu de
rapport avec le contenu du comic book. L’autre marque de fabrique de Zenescope
est d’avoir, au fil des ans, depuis sa création en 2005, développé un univers
cohérent qui rivalise presque avec les multivers de Marvel ou DC Comics. A
l’origine, ce monde complexe s’inspire des contes des frères Grimm, avec pour
constante de rendre toujours plus sexy les héroïnes de ces récits. Sur cette
base s’ajoutent, au gré des mini-séries, des liens avec les univers entièrement
revisités du Pays des Merveilles, d’Oz et aussi d’autres mythes ou légendes
bien connus. Et, tout comme les Big Two, Zenescope fait dans le cross-over massif
entre ces héros, et surtout héroïnes, pourtant si différents. Créant de
véritables sagas d’aventures où le Chaperon Rouge affronte Robyn Hood, une
version féminine de Robin des Bois, et où la Reine Noire veut s’emparer de
l’univers Grimm et plonger la Terre dans un nouvel Âge des Ténèbres.
Étonnantes,
surprenantes, dérangeantes, les cruelles histoires de ces contes de fées revus
et corrigés ont le mérite d’être bien plus originales que les sempiternelles
aventures de super-héros des Big Two.





Commentaires
Enregistrer un commentaire