Scénario
et dessins de Joe Benitez – Traduction de Jérôme Wicky – Couleurs de Peter
Steigerwald – Couverture de Joe Benitez
Éditeur :
Glénat, collection Glénat Comics – glenatbd.com
On
l’appelle Lady Mechanika. Aventurière et détective privée, si elle obtient des
résultats là où la police échoue, c’est peut-être grâce à ses deux bras
mécaniques. N’ayant aucun souvenir de son passé, elle ne sait pas qui lui a
greffé ces prothèses aussi efficaces que terrifiantes, chacune de ses enquêtes
est également une quête de cette vie perdue.
C’est
en tant que dessinateur que l’on a découvert Joe Benitez [1], au milieu
des années 90. Il faisait partie de toute cette bande de jeunes
illustrateurs réunis par Marc Silvestri pour créer son panthéon de super-héros sous
l’étendard Top Cow Comics. Benitez a ainsi eu l’occasion de faire ses
premières armes sur des épisodes de Codename :
Strykeforce ou Cyberforce Origins,
ainsi que sur les séries Weapon Zero
ou Magdalena. Il a également mis en
images plusieurs cycles d’aventures de The
Darkness, l’un des personnages phares de Top Cow. Tout en dessinant ces
héros qui ne lui appartiennent pas, Benitez s’essaye au scénario en
collaboration avec Marcia Chen et Malachy Coney sur The Darkness, Walt Simonson sur Weapon
Zero ou encore Larry Hama et David Wohl sur le one-shot Ballistic/Wolverine.
En
2005, Joe Benitez se fait créateur avec les six épisodes de Wraithborn qu’il écrit et dessine pour
le label WildStorm Signature avec l’aide de Marcia Chen au scénario et de Joe
Weems V à l’encrage. À la demande des responsables éditoriaux d’Aspen, il
reprend brièvement le dessin de Michael
Turner’s Soulfire, terminant la série limitée créée par son ami Michael
Turner (1971-2008) trop tôt disparu. Toujours pour Aspen, il crée en 2010 le
personnage de Lady Mechanika le temps
d’une série limitée en cinq épisodes que Glénat édite enfin, en deux tomes, en
cette année 2016.
Le
premier tome de cette édition française réunit les trois premiers épisodes du
cycle « Le Mystère du corps mécanique », ainsi que huit pages de
crayonnés et couvertures originales. Les Éditions Glénat ont le bon goût
d’ajouter, en préambule, le numéro zéro de la série qui plonge directement au
cœur de l’action.
Comme
pourrait le dire Lady Mechanika, foutre-dieu, voilà de la belle ouvrage. Même
si le scénario et les dialogues de ce premier tome manquent un peu de force,
Joe Benitez se rattrape sans problème par l’excellence graphique de sa
création.
1 – Depuis 2015, Joe Benitez s’autoédite sous le label Benitez Productions. Il propose ainsi, en 2016, de suivre Lady Mechanika : The Lost Boys of West Abbey et Wraithborn Redux.





Commentaires
Enregistrer un commentaire