A Division of Avatar Press (USA)
boundlesscomics.com
Crossed, War Stories,
God is Dead, Providence, Über,…, tous
ces titres et bien d’autres sont produits par Avatar Press. Cette petite maison
d’édition américaine, basée dans l’Illinois, depuis 1996, s’est fait une
spécialité de publier des histoires où sexe et violence font régulièrement acte
de présence. Cette liberté de ton donne des comic books réservés à un public
averti qui peut apprécier, tout à la fois, les scénarios d’auteurs aussi
talentueux que Garth Ennis, Jonathan Hickman Alan Moore ou Kieron Gillen, et
les dessins sensuels de DiAmorin, Juan José Ryp ou Christian Zanier.
Malgré
cette absence de censure, Avatar Press s’est doté, en 2010, d’une filiale
baptisée Bounless (dont la traduction littérale est « sans bornes »)
pour proposer de nouvelles aventures de ses bad girls les plus connues à
commencer par la Lady Death de Brian Pulido. Avatar Pres avait déjà repris le
célèbre personnage dans des mini-séries et one-shots écrits par Pulido et
illustrés par quelques-uns des meilleurs dessinateurs de jolies femmes du staff
Avatar que sont Juan José Ryp, Ron Adrian ou DiAmorin. Publiées sous le label
Boundless, les péripéties inédites de Lady Death sont co-écrites par Mike
Wolfer et Pulido, tandis que Marcelo Mueller et Gabriel Andrade se succèdent au
dessin, jouant chacun la partition de l’érotisme.
Boundless
continue sur la voie du charme vénéneux et de la violence avec War Goddess, une série écrite par Wolfer
qui permet de retrouver l’un des premiers personnages créés pour Avatar Press,
Pandora, mais aussi Hellina et Widow. Pleines de furie et d’appas, les douze
numéros de War Goddess, parus entre
2011 et 2012, sont mis en images par Pow Rodrix et Andres Ponce.
Après
une mise en sommeil de quelques années, Avatar Press relance Boundless Comics
en utilisant un nouveau modèle économique. C’est par l’intermédiaire d’une campagne
de financement participatif qu’est proposée, en 2014, la nouvelle série Lady Death : Apocalypse.
Bénéficiant ainsi d’une base de lecteurs privilégiés, 133 contributeurs
pour être exact, les six épisodes de cette série limitée écrite par Mike Wolfer
et dessinée par Marc Borstel et Marcelo Mueller paraissent en 2015, sous des
couvertures plus coquines les unes que les autres. Ces dernières ajoutent du
piment au projet. Elles sont signées Renato Camilo, Pow Rodrix, Juan José Ryp,
Michael DiPascale, Richard Ortiz, Matt Martin et Jason Eden.
Après
cette première réussite, c’est encore par l’intermédiaire de nouvelles campagnes
Kickstarter que Boundless Comics propose un mix de rééditions, parfois
rehaussées de couleurs, et d’histoires inédites de ses personnages féminins publiés,
pour la plupart, dans leur mythique anthologie Threshold. On retrouve Lady
Death: Origins n° 1 à 21, Webwitch
n° 1 à 5 (de Matt Martin), Belladonna
n° 0 (de Mike Costa et Ignacio Calero), Jungle Fantasy : Vixens n° 1 et 2 (illustrés par Camilo,
Daniel HDR et Al Rio), Hellina
n° 1 à 3 (de Jai Nitz et Gabriel Andrade), Lookers n° 0 (de Costa, Camilo et Adrian), The Ravening n° 1 à 3 (de Nitz et
Jack Jadson), Jungle Fantasy : Ivory
n° 1 (d’Adrian, Richard Ortiz et Renzo Ferrer) et Belladonna n° 1 et 2 (de Costa et Nahuel Lopez).
C’est
également par l’intermédiaire de Kickstarter que Boundless finance le numéro
zéro d’Ember, une super-héroïne créée
par Christian Zanier, qui lors de son combat introductif dévoile un costume qui
révèle plus son corps de rêve qu’il ne le cache et qui finit totalement déchiré
à la fin de la bagarre. Le dessin élégant et efficace de Zanier accroche et
émoustille la pupille d’un lecteur qui serait sans doute bien en peine de
résumer le scénario.
Jouant
à plein du marché de niche et des nouvelles possibilités de financement
offertes par le crowfunding qui permet de toucher la bonne cible [1], Avatar Press/Boundless Comics innove pour continuer
à exister à côté des Big Two et de leurs suiveurs.
Note :
1 – Ce
modèle économique a été parfaitement assimilé par d’autres éditeurs ou auteurs
de bandes dessinées qui utilisent les plateformes kickstarter, ulule,
mymajorcompany,… pour développer des projets ne répondant pas forcément aux
règles de rentabilité du marché de la BD. La maison d’édition belge sandawe
s’est carrément installé dans ce créneau avec son propre site participatif et
son concept d’édinaute.








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