COMIC BOOK : Star Trek n° 60


Scénario de Mike Johnson – d’après la série télévisée de Gene Roddenberry et le film de J.J. Abrams – Consultant au scénario : Roberto Orci – Dessins de Tony Shasteen – Couleurs de Davide Mastrolonardo  – Couverture de Tony Shasteen
August 2016 – 32 pages
Éditeur : IDW Publishing (USA) – idwpublishing.com

« Espace, frontière de l'infini, vers laquelle voyage notre vaisseau spatial l'Enterprise. Sa mission de cinq ans : explorer de nouveaux mondes étranges, découvrir de nouvelles vies, d'autres civilisations et au mépris du danger, avancer vers l'inconnu. »


Alors que les protagonistes de la série
Star Trek des origines n’ont pas réussi à atteindre cette barrière des cinq années de mission, brutalement ramenés sur Terre après trois saisons, IDW Publishing s’inspirant du film réalisé en 2009 par J.J. Abrams a offert cette demi-décade au nouvel équipage de l’Enterprise.
Déjà scénariste de plusieurs séries Star Trek pour IDW, Mike Johnson reprend, au fil des soixante (5 x 12) épisodes de ce comic book, plusieurs thèmes ou personnages faisant partie des mythologies futures nées de l’esprit visionnaire et humaniste qu’était Gene Roddenberry (1921-1991). Si l’on retrouve bien les héros de Star Trek dans leur version 2009, les histoires imaginées par Johnson piochent leur contenu dans l’ensemble de l’œuvre labellisée Star Trek. Les tout premiers épisodes s’inspirent ainsi de quelques épisodes classiques comme « Où l’homme dépasse l’homme » ou « Galilée ne répond plus ». On ne s’étonnera pas non plus de la rencontre entre James T. Kirk (Chris Pine) et un Q (John DeLancie), échappé de la Nouvelle Génération, au meilleur de sa forme, comme seuls les cross-overs BD le permettent. Le diptyque final de la série, intitulé « Connection », offre un habile mélange des équipages version années 60 et version 2009 qui se révèle être le plus beau des hommages à cet univers de fiction et à l’acteur Anton Yelchin (1989-2016) trop tôt disparu.


Astreint au respect du physique des personnages du petit et grand écran, Tony Shasteen se tire plutôt bien de l’exercice. Il faut dire que le dessinateur a déjà eu l’occasion d’adapter graphiquement une série télévisée en bandes dessinées avec plusieurs chapitres de
The Vampire Diaries pour DC Comics.
Complément ludique à la récente trilogie cinématographique produite par J.J. Abrams, les soixante épisodes de Star Trek ne sont pas forcément tous à collectionner, mais on peut les lire sans risque d’être déçu.

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