MANGA : UQ Holder ! Volume 13


Scénario de Ken Akamatsu – Traduction de Fédoua Lamodière – Dessins et couverture de Ken Akamatsu (1)
Juillet 2017 – 192 pages
Éditeur : Pika Édition, collection Pika Shōnen – pika.fr

Love Hina, c’est avec ce manga romantique, agrémenté d’une bonne dose d’humour et de fan service, que Ken Akamatsu s’est fait connaître en France. Publié au Japon par Kōdansha, de 1998 à 2001, traduit en France par Pika de 2002 à 2004, et décliné en série d’animation, Love Hina s’intéresse à des personnages appartenant au quotidien nippon, reprenant certains clichés de l’univers manga. Le héros ou plutôt l’antihéros est un étudiant de dix-neuf ans, Keitarō Urashima, qui rêve d’entrer à la prestigieuse université de Tokyo. Mis à la porte de chez ses parents après deux échecs au concours d’entrée, il trouve à se loger dans une pension de famille occupée par cinq filles différentes aux caractères bien trempés, dont la charmante Naru Narusegawa.


Après avoir joué avec les sentiments de Keitarō le temps de quatorze volumes, 25 épisodes d’animation et trois OAV, Ken Akamatsu joue cette fois la carte du fantastique et de la sorcellerie avec son personnage suivant, Negi Springfield, un gamin âgé de dix ans qui vient de terminer ses études de magicien et qui enseigne l’anglais dans une classe de filles. Negima ! compte finalement trente-huit volumes publiés de 2003 à 2012 par Kōdansha et de 2005 à 2015 par Pika Édition. On peut noter au passage qu’à chaque fois que Negi éternue, les demoiselles qui se trouvent à ses côtés perdent tous leurs vêtements.


Depuis 2013, Ken Akamatsu conte, dans son manga UQ Holder !, les aventures de Tōta Konoe, un jeune garçon qui découvre qu’il est immortel et que sa professeur et tutrice, Madame Yukihime, est une vampire de 700 ans. Publié par l’éditeur Kōdansha dans l’hebdomadaire Weekly Shōnen Magazine jusqu’en 2016, puis dans le mensuel Bessatsu Shōnen Magazine (2), UQ Holder ! paraît en France chez Pika Édition depuis 2014.
Si Love Hina et UQ Holder ! n’ont aucun rapport entre eux, si ce n’est leur auteur, UQ Holder ! et Negima ! sont intimement liés. En effet, on sait depuis le tome 1 de UQ Holder !, que Tōta Konoe est le petit-fils de Negi Springfield. Ce lien de parenté évolue dans le douzième volume du manga avec une histoire de clonage et se transforme en un team-up à l’américaine dans ce tome 13 puisque les deux héros de Ken Akamatsu se croisent dans des aventures pleines d’action. Cela permet aussi de réintroduire le fan service à gogo qui suit chaque éternuement de Negi.


Jubilatoire, la plongée fantasmagorique de Tōta Konoe dans le monde de Negi Springfield crée un joyeux foutoir dans la narration d’UQ Holder ! et permet à Ken Akamatsu de resserrer les liens entre ses deux œuvres majeures (3).


Notes :

1 - Ken Akamatsu fait partie de ces mangakas qui citent, en fin de volume, le nom des indispensables assistants qui participent à maintenir le rythme infernal de parution des mangas vedettes. Il s’agit ici de Takashi Takemoto, Kenichi Nakamura, Keiichi Yamashita, Yuri Sasaki et Madoka Akanuma, avec un grand merci à Ran Ayanaga (qui a travaillé avec Akamatsu sur une quarantaine de chapitres de Love Hina).

2 - Bessatsu Shōnen Magazine accueille actuellement des séries signées Hajime Isayama (L’Attaque des Titans – VF. Pika), Hiroyuki (Aho Girl), Chihiro Ishizuka (Flying Witch – VF. Nobi nobi !), Shūzō Oshimi (Happiness), Hiromu Arakawa (Les Chroniques d’Arslân) et Maybe (To the Abandoned Sacred Beasts).

3 – Avant la « rencontre » entre Tōta et Negi, les deux mangas partageaient déjà quelques personnages communs, à commencer par Evangeline Athanasia Kitty McDowell alias Madame Yukihime et Fate Averruncus, ennemi juré des immortels de UQ Holder.

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