Scénario
d’O. Romenville – Dessins, couleurs et couverture d’Étienne M – Aide à la
colorisation de Zéphyr Martin
Septembre
2017 – 52 pages
Éditeur :
Solo-Moon Éditions - solo-moon-editions.fr/
Alors
qu’elle termine son spectacle, Brezza s’inquiète de ne pas pouvoir joindre
Michel. Celui-ci ne répond pas au téléphone. Lorsqu’elle se rend chez lui, la
jolie chanteuse ne trouve qu’une maison vide. Fort heureusement, Jules lui fait
remarquer que la voiture de Michel n’est pas là et qu’il manque son sac de
voyage. Avec l’aide de son petit génie, Brezza finit par découvrir vers quelle
destination son ami a pu partir sans la prévenir, l’Écosse, et elle décide de
suivre ses traces pour comprendre les raisons de cette fugue soudaine.
Retrouvant
le scénariste de Luce (Objectif Mars, 2014), Étienne M propulse sa
pulpeuse héroïne dans une intrigue policière au cœur du pays du mystère et des
fantômes, l’Écosse. En confiant son personnage à Olivier Romenville, le
créateur de Brezza s’éloigne de la fantaisie de l’album précédent et oriente la
jolie chanteuse vers une nouvelle direction. La divine escapade d’« In
vino veritas » (Objectif Mars, 2016) signé Sophie Bernardon, laisse ainsi
place à une véritable enquête, une chasse au trésor et une plongée dans le
passé de Michel, l’ami, l’amour, l’amant de notre sympathique Brezza.
Fort
heureusement, le scénariste ne joue cependant pas à fond la carte du réalisme
puisqu’il permet à Jules d’intervenir à plusieurs reprises au cours de l’album.
Ce petit personnage qui, à l’instar d’un Jiminy Cricket semble être la bonne
conscience de Brezza, est l’indispensable compagnon de la jeune chanteuse. Tout
à la fois comique et plein de sagesse, il n’apparaît dans les pages de cet
album que lorsque cette dernière est seule et se révèle être toujours d’un
grand secours. Et c’est grâce à lui que Brezza parviendra à retrouver Michel et
à résoudre le mystère des « Deux lunes de Roseloch ».
Une
fois encore, le trait d’Étienne M se met totalement au service du scénario.
L’histoire étant bien plus sombre que celle d’« In vino veritas », l’artiste
développe une ambiance bleutée qui fait forcément penser à la blue note qui
donne sa couleur musicale au blues et au jazz. Au fil des albums, il impose son
style très personnel parfois plus proche de la peinture que du dessin,
suggérant les décors et utilisant à plein la colorisation pour créer une atmosphère
inimitable.
Avec
un scénario qui respecte l’ADN de la série (en conservant la relation
Brezza-Jules), tout en lui faisant visiter des terres nouvelles, « Les deux
lunes de Roseloch » permet de découvrir une autre facette de la jolie
chanteuse de jazz qui n’a pas fini de surprendre ses fidèles lecteurs.






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