MANGA : Fairy Tail Volume 59


Scénario de Hiro Mashima – Traduction de Thibaud Desbief – Dessins et couverture de Hiro Mashima
Septembre 2017 – 192 pages
Éditeur : Pika Édition, collection Shōnen – pika.fr

La guerre fait rage au royaume de Fiore. Les mages de la guilde Fairy Tail affrontent les Spriggan Twelve, séides surpuissants de Zeleph, dans un combat sans pitié. Natsu est déjà à terre, rongé par une tumeur à laquelle Brandish a redonné une taille létale.


Comme on peut le voir en couverture, ce volume est dominé par le face-à-face brutal et dévastateur entre un Natsu, qui semble possédé par une force maléfique, et son éternel frère ennemi Grey. Ce dernier vient de découvrir que les démons du livre de Zeleph ne sont que des instruments créés par l’Empereur pour une sorte de suicide assisté, mais surtout qu’Etheras Natsu Dragnir n’est autre que le petit frère de l’Empereur et aussi la plus puissante de ces créatures démoniaques.


Le dessin fin et classique d’Hiro Mashima est toujours d’une grande lisibilité, mais il peut se révéler quelque peu vénéneux lorsque, comme c’est le cas dans ce volume, Mashima va bien au-delà du fan service. Il le fait en dénudant la jolie Lucy, prisonnière de Dimaria Iesta, et en la plaçant dans une situation des plus délicate. On peut d’ailleurs remarquer que le mangaka joue de plus en plus souvent avec les angles et les points de vue pour dévoiler le corps de ses belles magiciennes titillant son lectorat privilégié d’adolescents et de jeunes adultes.


Si les premiers volumes de Fairy Tail apportaient un certain vent de fraîcheur, avec cette bande de joyeux magiciens et leurs quêtes pleines d’aventures et d’exotisme, Hiro Mashima tombe dans le piège des auteurs de séries à succès. Il répète ainsi à l’envi le même schéma d’arc en arc. Avec la régularité d’un métronome, il place ses héros dans les pires des situations, à la limite le BDSM pour les personnages féminins, leur faisant frôler la mort et parfois plus, avant de leur accorder une victoire sur un adversaire impitoyable, mais qui peut encore prendre le chemin de la rédemption. Hélas, à ce jeu, Fairy Tail n’arrive pas à égaler l’inventivité des créations désormais classiques d’Akira Toriyama (Dragon Ball) ou d’Eiichirô Oda (One Piece).

Cosplay Lucy Heartfilia

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