Scénario
de Hiro Mashima – Traduction de Thibaud Desbief – Dessins et couverture de Hiro
Mashima
Éditeur :
Pika Édition, collection Shōnen – pika.fr
La
guerre fait rage au royaume de Fiore. Les mages de la guilde Fairy Tail
affrontent les Spriggan Twelve, séides surpuissants de Zeleph, dans un combat
sans pitié. Natsu est déjà à terre, rongé par une tumeur à laquelle Brandish a
redonné une taille létale.
Comme
on peut le voir en couverture, ce volume est dominé par le face-à-face brutal
et dévastateur entre un Natsu, qui semble possédé par une force maléfique, et son
éternel frère ennemi Grey. Ce dernier vient de découvrir que les démons du
livre de Zeleph ne sont que des instruments créés par l’Empereur pour une sorte
de suicide assisté, mais surtout qu’Etheras Natsu Dragnir n’est autre que le
petit frère de l’Empereur et aussi la plus puissante de ces créatures démoniaques.
Le
dessin fin et classique d’Hiro Mashima est toujours d’une grande lisibilité,
mais il peut se révéler quelque peu vénéneux lorsque, comme c’est le cas dans ce
volume, Mashima va bien au-delà du fan service. Il le fait en dénudant la jolie
Lucy, prisonnière de Dimaria Iesta, et en la plaçant dans une situation des
plus délicate. On peut d’ailleurs remarquer que le mangaka joue de plus en plus
souvent avec les angles et les points de vue pour dévoiler le corps de ses
belles magiciennes titillant son lectorat privilégié d’adolescents et de jeunes
adultes.
Si
les premiers volumes de Fairy Tail
apportaient un certain vent de fraîcheur, avec cette bande de joyeux magiciens
et leurs quêtes pleines d’aventures et d’exotisme, Hiro Mashima tombe dans le
piège des auteurs de séries à succès. Il répète ainsi à l’envi le même schéma
d’arc en arc. Avec la régularité d’un métronome, il place ses héros dans les
pires des situations, à la limite le BDSM pour les personnages féminins, leur
faisant frôler la mort et parfois plus, avant de leur accorder une victoire sur
un adversaire impitoyable, mais qui peut encore prendre le chemin de la
rédemption. Hélas, à ce jeu, Fairy Tail
n’arrive pas à égaler l’inventivité des créations désormais classiques d’Akira
Toriyama (Dragon Ball) ou d’Eiichirô
Oda (One Piece).





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