Scénario de Mike Carey – D’après le personnage créé
par Jean-Claude Forest – Dessins de Kenan Yarar – Couleurs de Mohan –
Couverture de Kenneth Rocafort (1)
December 2017 – 32 pages
Éditeur : Dynamite Entertainment (USA) – dynamite.com
Perdue
au cœur de l’espace, en pleine zone de guerre, l’exploratrice spatiale
Barbarella est arrêtée par les dirigeants théocratiques de la planète Parisia.
Condamnée à cinquante ans de prison pour être ce qu’elle est, la belle
aventurière est envoyée dans un centre pénitentiaire où il ne lui faudra pas
longtemps pour organiser une évasion.
Après
Red Sonja, Vampirella, Sheena et Dejah Thoris (de Warlord of Mars), Dynamite Entertainment ajoute une héroïne de
caractère à son catalogue : Barbarella !
Pour
mémoire, l’origine de cette sensuelle exploratrice de l’espace se trouve dans
les pages de V Magazine, en
1962. Imaginée par Jean-Claude Forest (1930-1998), elle s’éloigne
définitivement de l’archétype de la princesse en détresse des bandes dessinées
classiques. Barbarella est une femme libre et indépendante, née à l’époque de
la libération sexuelle et cela se ressent dès ses premières péripéties sur des
planètes lointaines qui s’attirent les foudres de la censure.
Mises
en images par son créateur dans trois albums : Barbarella (Le Terrain Vague, 1964), Les Colères du mange-minutes (Kesselring, 1974) et Le Semble Lune (Pierre Horay, 1977),
Barbarella vit une ultime aventure, Le
Miroir aux tempêtes (Albin Michel, 1982), écrite par Forest et illustrée par
Daniel Billon (1927-2004). Avec cette héroïne hors du commun, une femme libre
et indépendante, Jean-Claude Forest a participé à faire une bande dessinée pour
adultes intelligente. Il a ainsi collaboré aux revues L’Echo des savanes, Fluide
glacial, (A suivre) et Métal Hurlant (où il scénarise Les Naufragés du temps pour Paul
Gillon). Incarnée à l’écran par une superbe Jane Fonda en 1968, dans un film
éponyme réalisé par Roger Vadim (1928-2000), Barbarella semble être condamnée à
disparaître après la mort de son audacieux géniteur.
C’est
donc avec une certaine surprise que l’on découvre aujourd’hui cette nouvelle
incarnation de Barbarella confiée aux bons soins de Mike Carey, qui a déjà fait
la preuve de ses talents. Auteur d’un run d’une quarantaine d’épisodes de la
série Hellblazer (de 2002 à 2006),
comme de quelques aventures des X-Men
pour Marvel (de 2006 à 2008), le scénariste anglais est aussi romancier. Il a
ainsi signé Celle qui a tous les dons
(L'Atalante, 2014), une histoire de zombies récemment adaptée au cinéma par
Colm McCarthy. Dans ce premier chapitre de Barbarella
version Dynamite, le scénariste s’empare du personnage sans trop la dénaturer
ou l’édulcorer. Quant au dessin de l’artiste turc Kenan Yanar, il ne cherche
pas à imiter celui de Forest, mais conserve la légèreté qui convient
parfaitement à l’héroïne de l’espace.
Note :
1 – Comme
à son habitude, Dynamite Entertainment propose ce premier numéro sous de
multiples couvertures alternatives, pas moins de dix au total, signées par
Kenneth Rocafort, Roberto Castro, Joe Jusko, Joseph Michael Linsner, Robert
Hack, Annie Wu, Valentine DeLandro, Veronica Fish, Kenan Yara et Jean-Claude
Forest.






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