Scénario
de Tsuyoshi Takaki – Traduction de Sébastien Ludmann – Dessins et couverture de
Tsuyoshi Takaki
Éditeur :
Ki-oon, collection Shōnen – ki-oon.com
Jiro
n’est pas un jeune homme comme les autres. Héritier d’une longue lignée de
ninjas, il maîtrise l’art du shinobi, mais il possède aussi le pouvoir
exceptionnel de parler avec les animaux. C’est ainsi qu’il recueille un gros
chat noir fort mal en point qui, surpris de constater que Jiro le comprend, lui
confie qu’il est un mononoke, un esprit nommé Rago, et que ce sont des démons
de son espèce qui l’ont presque battu à mort. Même s’il ne croit pas forcément
le discours du félin, le jeune homme se dressera pour le défendre et sera
mortellement blessé. Rago n’a alors d’autre choix que de fusionner avec Jiro
pour le sauver.
Premier
volume du premier manga du Japonais Tsuyoshi Takaki, Black Torch revisite agréablement quelques figures traditionnelles
de la culture nippone. S’inspirant du folklore japonais, Takaki adapte les
techniques ninja au monde contemporain à travers le personnage de Jiro et crée
un très surprenant duo avec le démon-chat Rago. Les combats et l’action
participent pleinement à la narration et à la mise en place de l’univers tout à
la fois moderne et légendaire du néo-mangaka. Black Torch est donc un shōnen prépublié dans le mensuel Jump SQ de l’éditeur tokyoïte Shūeisha.
Successeur du Monthly Shōnen Jump
(1970-2007) ce magazine a accueilli des séries telles que Claymore de Norihiro Yagi (VF publiée par Glénat), Rosario + Vampire saison II d’Akihisa
Ikeda ou D.Gray-man de Katsura
Hoshino (VF publiée par Glénat). Le premier chapitre de Black Torch paraît dans Jump SQ
et, à ce jour, trois recueils ont été publiés au Japon, pour ce manga toujours
en cours.
Plutôt
classique, le dessin de Tsuyoshi Takaki évite cependant les poncifs du genre
grâce à une mise en page énergique et un chara design élégant. Avec un crayonné
tout en finesse et une excellente utilisation des ombres, le dessinateur rend les
visages de ses personnages particulièrement expressifs, tout particulièrement celui
du grand-père de Jiro. Takaki use également, sans en abuser, des SD censés
accentuer l’aspect caricatural d’une réflexion ou d’une action du héros. Sans
tomber dans le fan service, le mangaka sait mettre en avant la féminité
d’Ichika Jin Kishimo. Chargée de tenir Jiro à l’œil, cette dernière est un
agent de terrain du Bureau des Investigations Secrètes, une organisation
gouvernementale qui surveille et extermine les Mononoke. Le découpage de Takaki
s’adapte parfaitement à son récit et si les doubles-pages sont rares, elles se
révèlent redoutablement efficaces.
Comme
tous les premiers tomes, ce Black Torch
Vol. 1 a pour mission essentielle de mettre en place les fondations de
l’univers inventé par Tsuyoshi Takaki. Et, il faut le reconnaître, il y réussit
parfaitement et donne envie de lire la suite des aventures de Jiro et Rago.





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