Scénario,
dessins et couverture de Yves Swolfs
Janvier
1981 – 48 pages
Éditeur :
Éditions des Archers, collection Wild West Story
1896,
alors que la froidure de l’hiver isole hommes et villes, un cavalier solitaire
approche d’une ferme perdue au milieu des paysages enneigés du Wyoming. Il
tombe alors sur un spectacle peu courant. Quatre pistoleros font passer un
mauvais quart d’heure au fermier, pendu par les pieds à un arbre, avec sa femme
terrifiée à ses côtés. Le cavalier dégaine et abat les quatre bandits avant de
poursuivre son chemin.
La
parution du premier volume de Lonesome,
la nouvelle série western d’Yves Swolfs peut donner l’envie de découvrir ou
bien de redécouvrir la première incursion dans le genre du dessinateur belge. Il
s’agit bien évidemment de Durango, le
cow-boy solitaire créé en 1981, qui a vécu dix-sept aventures, toutes écrites
par Swolfs, mais dont les dernières ont été mises en images par Thierry Girod
(tomes 14 à 16) et Iko (tome 17).
Avec
« Les chiens meurent en hiver », Yves Swolfs fait déjà preuve d’une évidente
dextérité graphique. Son dessin se révèle être d’une grande efficacité dans les
scènes d’action, même si son trait n’a pas encore la rigueur et l’assurance des
albums qui suivront. Cela se sent tout particulièrement avec le personnage de
Reno à qui Swolfs tente, avec plus ou moins de réussite selon les cases, de
donner les traits de Klaus Kinski.
Le
scénario, une classique histoire de vengeance, fait penser à certains westerns de
Clint Eastwood, mais peut-être plus encore à l‘un de ces westerns spaghetti des
années 60-70 : Le Grand Silence.
Dans ce long-métrage réalisé par Sergio Corbucci, en 1968, Silence (interprété
par Jean-Louis Trintignant) est engagé par une jeune femme pour venger la mort
de son mari en tuant son assassin, Tigrero (Klaus Kinski).
Il
manque encore, dans ce premier épisode de la saga Durango, l’arme fétiche du pistolero, son Mauser C96 (autre
réminiscence du Grand Silence), mais
les bases de la série qui rivalisera avec les Blueberry de Jean-Michel Charlier et Jean Giraud, Comanche de Greg et Hermann ou Jonathan Cartland de Laurence Harlé et
Michel Blanc-Dumont, sont bien là.






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