Scénario de Garth Ennis – Dessins de Russ Braun – Couleurs
de Guy Major – Couverture d’Andy Clarke
November 2017 – 32 pages
Éditeur : AfterShock Comics (USA) – aftershockcomics.com
Nancy
a été capturée. S’il veut la sauver des griffes de ses ravisseurs, Jimmy n’a
pas d’autre choix que de se rendre seul à un rendez-vous nocturne. Il va se
retrouver face à face avec Junior et la foultitude de ses enfants illégitimes.
Pendant ce temps, la ville sombre dans le chaos à cause du Gender Fluid qui
transforme les hommes en femmes et les femmes en hommes.
Après
avoir fait ses classes dans les pages de 2000 AD,
le célèbre hebdomadaire anglais et son emblématique héros le Judge Dredd, Garth
Ennis a eu l’occasion de collaborer avec les plus grands éditeurs de comics
américains. Il écrit ainsi quelques épisodes d’Hellblazer pour DC Comics/Vertigo dessinés par Steve Dillon
(1962-2016). Ensemble et toujours pour Vertigo, ils créent Preacher (1995-2000) où Ennis développe son style narratif si reconnaissable
fait d’exagération, de parodie et d’humour noir, avec un soin tout particulier
apporté aux personnages secondaires.
On
retrouve tout ce qui fait le sel de cette narration dans Jimmy’s Bastards, série limitée en neuf épisodes écrits par Garth
Ennis pour AfterShock Comics. Cette fois, le scénariste irlandais s’attaque au
mythe du super-espion britannique séducteur et redoutablement efficace avec l’agent
secret Jimmy Regent et sa nouvelle assistante, Nancy McEwan, la première qui
résiste à son sex-appeal légendaire. Sexe, ultra-violence pouvant aller
jusqu’au gore et coups sous la ceinture sont au rendez-vous de ce comic book
décapant.
Pour
le dessin, Ennis a fait appel à Russ Braun avec qui il a déjà eu l’occasion de
travailler à plusieurs reprises, notamment sur quelques épisodes de The Boys pour Dynamite Entertainment. À
l’image de Steve Dillon, Braun a un style réaliste qui peut se faire
caricatural lorsque l’histoire le nécessite. Son trait énergique rend
parfaitement l’impression de mouvement des scènes d’action. Associé à Garth
Ennis, il offre donc à lire une série qui, malgré quelques baisses de rythme,
se laisse dévorer de la première à la dernière page.





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