Au
gré de séries, de mini-séries, de cross-over et de tie-in, Zenescope développe
un Multivers de plus en plus complexe faisant se percuter les univers créés par
Lewis Carroll, J.M. Barrie et L. Frank Baum et les personnages issus des
légendes gréco-romaines ou des contes pour enfants. En 2011, Raven Gregory forge
définitivement un lien entre l’ensemble des titres et des mondes de Zenescope à
travers les douze chapitres de l’arc « The Dream Eater Saga ». Puis,
c’est au tour de Pat Shand d’orchestrer, en 2013, l’Event
« Unleashed » qui voit des centaines de vampires, loups-garous, démons
et zombies déferler sur la Terre. Fort heureusement, Sela Mathers et les
meilleurs chasseurs de monstres du Multivers Zenescope sont là pour sauver le
monde.
Partant
du principe que chaque univers a une fin, Joe Brusha, Ralph Tedesco et leurs
auteurs font se percuter les réalités des mondes du Pays des Merveilles, du
Pays imaginaire, d’Oz, de Myst et de la Terre dans l’arc « Age of Darkness ».
À la manière des Crisis on Infinite
Earths de DC Comics, les héroïnes Zenescope affrontent leur
Anti-Monitor, The Dark One, et son alliée Dark Queen, dans des tie-in et des
cross-over à gogo, ainsi qu’une mini-série intitulée Grimm Fairy Tales Presents Realm War (superbement mise en images
par le Finlandais Sami Kivela). Utilisant les mêmes techniques que les Big Two,
Zenescope s’offre, en 2016, le luxe d’un reboot, digne des Marvel Now! ou des
New 52 de DC Comics. Cela permet à Ralph Tedesco et Joe Brusha
d’effectuer un retour aux fondamentaux, avec l’horreur bien glauque de l’un de
leurs nouveaux titres, Grimm Tales of
Terror, et de procéder à une refonte totale des Grimm Fairy Tales et de son univers associé.
Même
si Zenescope Entertainment joue à fond la carte des héroïnes sexy et des Bad
Girls, surtout grâce à de multiples couvertures alternatives pour chacune de
ses publications, les histoires proposées naviguent régulièrement entre la
fantasy et l’effroi. Et lorsque la maison d’édition investit dans des licences,
le fantastique et la violence sont à la fête avec des titres plus ou moins
éphémères inspirés de films comme Se7en
(7 épisodes de 2006 à 2007) et Final
Destination (5 épisodes de 2006 à 2007) ou de feuilletons télévisés
tels que Charmed (deux saisons de 24
et de 20 épisodes en 2010-2012 et 2014-2016) ou Vikings (3 épisodes en 2014-2015).
Paradoxalement,
certaines des séries les plus intéressantes proposées par Zenescope
n’appartiennent pas au Multivers. Joe Brusha et Ralph Tedesco imaginent ainsi avec
un certain humour noir l’invasion d’Hollywood par des zombies dans les deux
épisodes de Hollywood Zombie Apocalypse
(dessinés par l’Espagnol David Lorenzo Riveiro en 2014-2015). En solo, Brusha envisage
ensuite une autre variation autour des morts-vivants avec Aliens vs. Zombies (5 épisodes mis en images par l’Italien Vincenzo
Riccardi en 2015). Il s’interroge également sur les super-héros en théorisant
qu’avec un grand pouvoir vient une grande corruption dans E.V.I.L. Heroes (6 épisodes illustrés par l’Américain Sean Hill en
2016-2017). Pour sa part, Tedesco livre une fort sympathique histoire d’après
l’apocalypse, façon western mâtiné de Mad Max
avec The Courier (5 épisodes dessinés
par l’Espagnol JG Miranda).
To be continued…





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