Après
des débuts laborieux dans le choix de leurs artistes, Zenescope Entertainment
se révèle désormais être un véritable découvreur de talents. En effet, Joe Brusha
et Ralph Tedesco font régulièrement appel à de jeunes dessinateurs américains,
mais aussi étrangers. L’illustrateur bostonien Robert Gill commence ainsi sa
carrière professionnelle chez Zenescope Entertainment en 2012. Il met en images
deux épisodes de The Theater, une
anthologie d’horreur, les six chapitres de Grimm
Fairy Tales Presents Alice in Wonderland et les deux premiers numéros de Fly: The Fall, tous scénarisés par Raven
Gregory. Paradoxalement, il ne signe qu’une unique couverture pour Zenescope,
celle d’Irrésistible n° 3.
Depuis, Gill trace son chemin en dessinant pour IDW Publishing (Transformers: Robots in Disguise),
Valiant Entertainment (Wrath of the
Eternal Warrior, X-O Manowar),
DC Comics (Batgirl) et Marvel (Totally Awesome Hulk, Iceman).
Pour
sa part, la dessinatrice italienne Roberta Ingranata débute tout naturellement
sa carrière en Italie, avant de rejoindre l’équipe de Zenecope en 2014. Elle y dessine
plus d’une douzaine d’épisodes de Grimm
Fairy Tales Presents Robyn Hood, ainsi que les séquences flash-back de Van Helsing vs. Frankenstein et de Van Helsing vs. The Mummy of Amun-Ra, et
l’une des histoires de Grimm Fairy Tales
n° 125. Depuis décembre 2017 et après avoir signé quelques couvertures
pour Image Comics (Throwaways n° 1,
Magdalena n° 1 et 2), elle est
l’illustratrice des nouvelles aventures de Withblade.
Et ce ne sont là que deux exemples parmi d’autres d’artistes talentueux
découverts par Zenescope Entertainment.
L’un
des principaux reproches que l’on peut faire à Zenescope Entertainment est
l’utilisation systématique de couvertures mettant en avant leurs personnages
féminins dans des postures sexy. Si cet argument peut être parfaitement
entendu, cette critique peut concerner l’ensemble des éditeurs de comic books
qui ont tous recours à cette astuce pour attirer le chaland avec des artistes
spécialisés dans ce genre artistique si particulier. Ainsi, le dessinateur J.
Scott Campbell, qui œuvra en son temps sur la série Gen13 d’Image Comics et créa Danger
Girl pour WildStorm, réalise des couvertures pour Zenescope, mais aussi
pour Dynamite Entertainment (Vampirella),
Aspen MLT (Fathom) et même Marvel (Silk).
Avec
des parts de marché ne dépassant pas 1 % des ventes de comic books,
Zenescope Entertainment n’est qu’un acteur modeste de l’industrie des comics. Avec
une production totalement identifiable et parfaitement calibrée pour les jeunes
adultes masculins âgés de 18 à 34 ans qui constituent son cœur de cible, l’éditeur
se caractérise par son dynamisme et sa volonté de conquérir de nouveaux
publics (1). Même s’il se contente d’un marché de niche, Zenescope fait
cependant preuve d’une longévité que bon nombre de ses concurrents peuvent lui
envier. Avec ses couvertures multiples et ses séries limitées mettant en scène
de plantureuses Bad Girls, Joe Brusha, Ralph Tedesco et Zenescope Entertainment
poursuivent leur route sans chercher à rivaliser avec les Big Two.
The End
Note :
1 – Depuis
2016, Zenescope Entertainment est devenu un acteur mineur de la production
télévisuelle, bien loin derrière Marvel/Walt Disney et DC Comics/Warner. Le
scénariste et réalisateur Neil LaBute (Nurse
Betty) adapte ainsi très librement Van Helsing,
avec Kelly Overton dans le rôle-titre, pour la chaîne américaine SyFy et le
réseau Netflix. Joe Brusha et Ralph Tedesco sont tout naturellement les
Consulting Producers de cette série télévisée.







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