Scénario
d’Eric Stalner et Cédric Simon — Dessins d’Eric Stalner – Couleurs de Florence
Fantini
Mars
2018 – 56 pages
Éditions
Glénat, collection Graphica – http://www.glenatbd.com
27
septembre 2189, le « Glory » quitte la Terre pour un voyage
interstellaire vers Paradis Lunella. Les vingt-sept jours de croisière doivent
se dérouler comme un rêve pour ses 2 728 passagers dans leurs chambres de
stase. Ce n’est qu’un vol de routine pour le capitaine Sonntag qui commande ce
superbe vaisseau spatial. Mais, rien n’est jamais écrit et lorsqu’il ouvre les
yeux, Sonntag découvre que son navire n’est plus qu’une épave. Après avoir
dérivé dans l’espace pendant 179 ans, le « Glory » s’est écrasé
sur une planète inconnue, dans un milieu hostile. Cela fait 65 ans que la
catastrophe a eu lieu et le capitaine Sonntag, tout juste sorti de stase, va
devoir faire face à la colère des descendants des rescapés du crash qui ne font
que survivre au cœur d’une jungle vivante et meurtrière.
Premier
volet d’une trilogie qui doit paraître dans l’année, « Koïos » ne
fait que mettre en place les éléments de l’histoire que les tomes suivants vont
développer : personnages, décors, trame scénaristique. S’agissant de
l’intrigue, le néo-scénariste Cédric Simon et le vétéran Eric Stalner partent
d’un sujet classique du récit d’aventures, le naufrage sur une terre inconnue.
Ils entraînent leurs lecteurs au cœur d’une épopée pleine de mystères et de
questionnements. La voix off qui commente l’action ajoute à l’atmosphère
oppressante de la narration.
Côté
décors, le trait réaliste de Stalner se révèle d’une grande efficacité pour
mettre en images la haute technologie du « Glory » tout comme
l’ambiance poisseuse du bidonville qui sert de refuge aux survivants encerclés par
une sombre forêt menaçante et mortelle. Ce n’est pas une surprise, car
l’artiste est tout aussi convaincant quand il illustre une trilogie historique
consacrée à la Saint-Barthélémy (Les
Arènes, 2016-2017) que lorsqu’il imagine le monde post-apocalyptique de La Zone (Glénat, 2010-2012).
On
peut regretter que les personnages, à commencer par Sonntag ou encore Luz la
fille sauvage, ne soient que des esquisses qui ne demandent bien évidemment qu’à
être développées dans les albums à venir. Dans ce premier tome, ils agissent,
se battent et tuent, sans que l’on ne connaisse leurs motivations réelles et
sans que l’on puisse s’attacher à eux ou les détester. Les volumes à venir d’eXilium devraient combler cette lacune. Superbement
mis en images par Eric Stalner, « Koïos » pose suffisamment de
questions sans réponses pour donner envie de lire la suite de cette trilogie.





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