Scénario
de Jeff Pinkner et Scott Rosenberg – d’après une histoire de Jeff Pinkner, Scott
Rosenberg et Kelly Marcel et les personnages de Marvel Comics – réalisation de Ruben
Fleischer
Sortie
en salles : 5 octobre 2018 (USA) et 10 octobre 2018 (France)
Sortie
en DVD et Blu-Ray : 18 décembre 2018 (USA) et 18 février 2019 (France)
Columbia
Pictures, Marvel et Tencent Pictures
De
retour d’une mission d’exploration, une navette spatiale appartenant à la Life
Foundation s’écrase en Malaisie. Trois spécimens sont récupérés dans l’épave,
mais il en manque un qui a disparu. Un seul membre de l’équipage semble avoir
miraculeusement échappé à la mort. Pendant ce temps, aux États-Unis, Eddie
Brock, journaliste d’investigation, intègre et incorruptible, est amené à
s’intéresser à Carlton Drake, le charismatique fondateur de la Life Foundation,
aux méthodes de recherche fondamentale plutôt extrêmes.
Graphiquement
créé par Todd McFarlane et Mike Zeck pour Marvel en 1984, le personnage de
Venom apparaît dans les pages de The
Amazing Spider-Man n° 252. Il n’est alors qu’un simple costume
symbiotique du célèbre tisseur de toiles. Il faudra plusieurs épisodes pour
découvrir qu’il s’agit en réalité d’une créature extraterrestre qui prend le
contrôle de son hôte, s’emparant tout à la fois de son corps et de son esprit.
Lorsque Peter Parker parvient finalement à se débarrasser de ce parasite, c’est
Eddie Brock, journaliste du Daily Globe, qui en hérite pour le meilleur et
pour le pire.
Compte
tenu de ces origines inextricablement liées à Spider-Man, il paraît surprenant,
voire aberrant, de vouloir proposer un long-métrage consacré aux seuls
personnages du symbiote et d’Eddie Brock, puisque Venom est une très sombre
incarnation du tisseur. Il est tout aussi illusoire que condenser en un peu
moins de deux heures la lente évolution du duo Brock-Venom qui, dans les comic
books, passe lentement du statut de super-vilain à celui d’antihéros mais
toujours adepte de violences et de destructions souvent peu compatibles avec le
classement PG-13 du film de Ruben Fleischer.
Débarrassé
de son masque de Bane, Tom Hardy incarne un Eddie Brock bien trop sympathique
par rapport à la version comics des origines. Malgré tous ses efforts, on a bien
du mal à le voir comme le loser que le scénario de Venom propose. Il y a même, dans son incarnation d’Eddie Brock, une
certaine folie qui manque singulièrement à Riz Ahmed dans le rôle d’un Carlton
Drake plus dépressif que despotique. Ruben Fleischer, qui avait réussi à
renouveler le genre zombiesque avec son Bienvenue
à Zombiland (2009), peine à rassembler en un ensemble cohérent les diverses
séquences d’un film bien étrange.





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