COMICS INDUSTRY : Avatar Press 1ère partie


Créé en 1996 par William Christensen, ancien collaborateur free-lance du magazine Wizard, l’éditeur Avatar Press a débarqué, en janvier 1997, sur le marché des comics avec ses trois premiers titres : Donna Mia (de Trevlin Utz), Pandora (de Christensen) et Silent Rapture (de Jude Millien). Érotisme et violence sont les arguments de base de ces publications qui contribuent à donner à cette petite maison d’édition indépendante une réputation sulfureuse. Vendus à des tarifs supérieurs à ceux des Big Two, ces comic books sont en noir et blanc, bénéficient de couvertures couleur aguicheuses et paraissent sous forme de séries limitées destinées à un public adulte.


Le personnage de Pandora, créé par William Christensen, devient le porte-drapeau d’Avatar Press. Présentée comme la Pandora des mythes et légendes de l’antiquité, elle est l’archétype de la bad girl illustrée par Richard Pollard (Razor pour London Night Studios), Kevin Sharpe (Nova pour Marvel), Mike Wolfer (The Curse of Ragdoll pour MWE) ou Rick Lyon (The Ravening). Ce statut si particulier lui permet de vivre des aventures mêlant action et sexe, comme de croiser la route d’autres mauvaises filles telles que Widow (de Mike Wolfer chez Ground Zero Comics), Razor (d’Everette Hartsoe chez London Night Studios), Avengelyne de (Rob Liefeld chez Maximum Press), Shi (de Billy Tucci chez Crusade), Hellina (de Joseph Zyskowski chez Lightning Comics) et Lady Death (de Brian Pulido chez Eternity Comics).


Parallèlement à ces titres visant le public des fans d’héroïnes n’ayant pas peur de dévoiler leurs charmes, Avatar Press développe plusieurs séries limitées principalement adaptées de films d’horreur. Les lecteurs peuvent ainsi frissonner en suivant les diverses déclinaisons de Night of the Living Dead (dont certaines scénarisées par John A. Russo, le coscénariste du long-métrage fondateur de George A. Romero) ; les morts atroces des nouvelles victimes de Jason Voorhees dans Friday the 13th de Brian Pulido et Mike Wolfer ; ainsi que l’agonie cauchemardesque des proies de Freddy Krueger dans A Nightmare on Elm Street réinterprété par Brian Pulido et Juan José Ryp (Clone pour Image Comics) ; et bien d’autres encore.


Simultanément à cette vague de licences, William Christensen réussit à attirer quelques scénaristes talentueux et bien connus en leur laissant une totale liberté créative, sans aucune censure, et en leur permettant de conserver l’ensemble des droits sur leurs créations, s’ils le souhaitent. Brian Pulido profite de l’occasion pour donner vie à de nouvelles héroïnes : Belladonna, War Angel, Gypsy et Unholy. Mike Wolfer, tout en travaillant sur divers titres maison, donne une suite aux aventures de sa Widow. Mais, c’est l’arrivée de poids lourds du scénario qui offre une tout autre envergure à Avatar Press à tel point que William Christensen crée, en 2010, la filiale Boundless Comics pour publier les titres les plus coquins de son catalogue à commencer par la version new-look de Lady Death scénarisée par Mike Wolfer et mise en images par Marcelo Mueller. Cela permet à Avatar Press de publier les dernières productions d’Alan Moore (Cinema Purgatorio), Jamie Delano (Narcopolis), Warren Ellis (Black Summer), Christos Gage (Absolution), Jonathan Hickman (God is Dead), Kieron Gillen (Über), David Lapham (Ferals) et Garth Ennis (Crossed).

To be continued…

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