Scénario
et dessins de Philippe Geluck – couleurs de Serge Dehaes
Éditeur :
Casterman, collection Univers d’auteurs - geluck.com
Rumba :
pièce musicale d’origine afro-cubaine, à la mélodie souvent répétitive,
soutenue par des instruments à percussion (maracas, notamm.) – définition du
Petit Larousse.
La rumba du Chat est donc un album aux gags souvent répétitifs,
soutenus par un gros Chat gris qui utilise des souris comme maracas, et
pourtant, on aime ça !
Régulièrement
présent sur les présentoirs des librairies à l’approche de Noël, l’album annuel
de Philippe Geluck reprend à l’envi ses thèmes de prédilection dans des gags
toujours efficaces. Certains suivent parfois l’actualité (les femmes peuvent désormais
conduire en Arabie Saoudite), d’autres stigmatisent la bêtise humaine à travers
des sentences définitives (« un million d’espèces menacées par un espèce…
de con ») ou proposent une vision plus philosophique (« l’oiseau qui
vole ne laisse pas de trace dans le ciel »). À ce festival de gags félins
s’ajoutent les détournements de gravures dont Geluck est toujours friand.
Outre
cet album et ses prestations aux Grosses
têtes de Laurent Ruquier, l’actualité de Philippe Geluck est intimement
liée au Chat puisque, courant 2020, ce sont pas moins de vingt félins géants de
trois mètres de haut et pesant une tonne chacun qui orneront les Champs-Élysées.
Et il travaille toujours sur son Musée du Chat, qui devrait ouvrir ses portes
en 2023 à Bruxelles. Le projet prend forme. En effet, la construction de
l’immeuble qui l’accueillera, dans un espace de 4.000 mètres carré et
sur sept niveaux, débute en 2020.
En
attendant, on peut se rabattre sans aucune restriction sur ce vingt-deuxième
opus du Chat, toujours aussi
percutant et insolent, comme son créateur.




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