BD : Chroniques de la Lune Noire tome 20 : Une porte sur l’Enfer


Scénario de Froideval – Dessins de Fabrice Angleraud – Couleurs de Nicolas Bègue – Couverture d’Olivier Ledroit
Octobre 2019 – 56 pages
Éditeur : Dargaud - dargaud.com

Un cauchemar répétitif hante les nuits de Wismerill, l’Empereur absolu. Il y voit sa fin proche et celle de l’humanité tout entière s’il ne fait pas les bons choix. Bien évidemment, il sait pouvoir compter sur sa famille, ses épouses et ses enfants, comme sur ses fidèles compagnons, prêts à mourir pour lui, mais il est seul pour décider de l’avenir de tous.


Ce second cycle des Chroniques de la Lune Noire fait ressentir une grande impression de vide. Entre les redîtes, les interludes et les digressions, la place réservée à l’aventure diminue comme peau de chagrin. Les armées de démons de Belzébuth déboulant via un vortex sur le monde des hommes qui fait irrésistiblement penser à l’attaque démoniaque des hordes infernales de Lilith dans 666, une autre série scénarisée, au siècle dernier, par Froideval. Il reste fort heureusement un peu de cet humour noir et décalé qui faisait le charme des premiers opus de la saga alors illustrée par Olivier Ledroit (Wika chez Glénat).


Sans atteindre la maestria du créateur graphique des Chroniques de la Lune Noire, Fabrice Angleraud (Magika chez Zenda) compense la légèreté du scénario par des mises en page plutôt traditionnel pour le titre, avec plusieurs doubles-pages. Mais il manque une de ces grandes scènes de bataille qui faisait briller les yeux des lecteurs. Le combat final, annoncé dès les premières pages de cet album, se termine presque avant d’avoir commencé avec l’intervention d’un véritable Deus ex machina. En complément des 44 planches d’« Une porte sur l’Enfer », huit pin-up pages viennent compléter cet album anniversaire, dont une superbe Helle la démonesse mises en image et en couleur par Nicolas Bègue.
Décidément, plus on lit les Chroniques de la Lune Noire, plus on a l’impression que Froideval ne sait pas comment conclure une œuvre qui fête son trentième anniversaire sans panache ni vision claire des lendemains. Le pire reste à venir, car, alors que ce second cycle n’est même pas encore terminé, un troisième est déjà annoncé…
 

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