Scénario
d’Éric Giacometti – Traductions russes d’Olga Shapovalnikova – Dessins et
couverture de Philippe Francq – Couleurs de Bertrand Denoulet et Philippe
Francq
Novembre
2019 – 48 pages
Éditeur :
Dupuis, collection Repérages – largowinch.com
Ayant
de justesse échappé à la mort après avoir pénétré au cœur su super-ordinateur
qui a provoqué la disparition de mille milliards de dollars sur les marchés
financiers, Largo Winch et Mary Striker restent plus que jamais les suspects principaux
de la SEC et du FBI. Une nouvelle piste envoie le patron du Groupe W sur
les traces du Pope, un criminel qui a volé les titres conférant à Largo la
propriété de son empire industriel pour le compte d’un oligarque russe, Leonid
Sokoliev. Fort heureusement, Largo peut compter sur l’aide d’alliés fidèles
comme Simon Ovronnaz ou de circonstance à l’image de Viktor Palnine, ennemi
juré de Sokoliev.
Après
deux ans d’attente, Largo et Mary échappent enfin au piège dans lequel Éric
Giacometti et Philippe Francq les avaient plongés à la fin de « L’Étoile
du matin ». Le cliffhanger se conclue tout naturellement de la meilleure
façon qui soit pour le richissime aventurier cette épopée financière débutée
dans le tome 19, « Chassé croisé » (en 2014), sous la houlette
de Jean Van Hamme. En reprenant la série, le scénariste Éric Giacometti,
ancien journaliste économique au Parisien
et auteur du thriller à succès Antoine Marcas, autour d'un flic franc-maçon,
poursuit dans la voie tracée par Van Hamme et, multipliant les péripéties
et les fausses pistes, pour un dénouement surprenant. À l’inverse d’une récente
trilogie cinématographique qui part dans tous les sens et déçoit, la reprise de
Largo Winch reste focalisée sur
l’univers de la finance gangréné par des puissances criminelles et la
trajectoire toujours aventureuse de l’héritier du Groupe W.
Le
dessin soigné de Philippe Francq assure bien évidemment la continuité de la
série dont il est l’illustrateur depuis le tome 1,
« L’Héritier » (en 1990). Son style détaillé, son travail sur la mise
en page et les couleurs font qu’il faut attendre un an, voire deux, entre
chaque album, mais on est rarement déçu par le résultat. Chaque personnage est
identifiable au premier coup d’œil et ses méchants ne sont pas forcément
antipathiques. Le seul reproche que l’on pourrait faire à Philippe Francq est
que les alliées du richissime aventurier ressemblent trop souvent à des James
Bond Girls, qu’il s’agisse de la tradeuse Mary Striker ou de l’agent du FSB Ksenia
Naievna, mais doit-on réellement s’en plaindre ?
Apportant
une conclusion définitive aux intrigues mises en place par Jean Van Hamme
avant son retrait du jeu, Éric Giacometti ouvre cependant les portes d’un possible
nouveau départ pour Largo Winch.




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